L'Argentine ouvre le procès du «plan Condor»

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Quand l'Argentine, le Brésil, le Chili, la Bolivie, le Paraguay et l'Uruguay appliquaient une répression sans frontières.

Ils devaient se retrouver à un carrefour de Rio de Janeiro. Ce 12 mars 1980, Edgardo Binstock attend son épouse, Susana Pinus, censée débarquer du Panama. Tous deux sont de jeunes montoneros, des militants d'extrême gauche argentins, opposés aux généraux de la dernière dictature (1976-1983). Au Brésil, ils espèrent poursuivre la lutte dans la clandestinité. «J'ai attendu longtemps. Quand j'ai vu que ma femme n'arrivait pas, j'ai fondu en larmes. Je suis revenu au rendez-vous le lendemain, et le surlendemain, mais au fond, je savais ce qui était arrivé», raconte cet ancien exilé. Sa femme a été exécutée par les militaires argentins, avec la complicité du gouvernement brésilien.

C'est cette complicité entre dicta­tures latino-américaines, connue sous le nom de «plan Condor», qui est jugée depuis mardi à Buenos Aires, une première en Amé...



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