L'Argentine, ou le football en crise permanente

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L'Argentine, ou le football en crise permanente
L'Argentine, ou le football en crise permanente

Au cœur d'une guerre interne, la Fédération argentine montre son pire visage. Entre ingérence politique, combats de coqs, violence et corruption, le football local traverse une période néfaste. Et n'est pas près de s'en sortir.

"L'image que donne l'AFA nous fait du mal." En quelques mots, Javier Mascherano, l'un des seuls hommes adulés par toute l'Argentine, a résumé la triste situation du football local. Depuis la mort de Julio Grondona, à la tête de la Fédération pendant trente-cinq ans, la "Asociación del Fútbol Argentino" se cherche. D'abord, car Luis Segura, successeur désigné de l'ancien bras droit de Blatter, a assuré un intérim d'un an plus que discret. Surtout, car Grondona a laissé un héritage encombrant. Aujourd'hui, alors que les élections pour la présidence de l'AFA ne cessent d'être repoussées, l'institution montre son pire visage avec une guerre interne, entre Segura et Marcelo Tinelli, célèbre présentateur de télévision et vice-président de San Lorenzo. Décryptage d'une crise permanente.

Des élections décalées


Le 18 août dernier, Marcelo Tinelli a gagné une première partie de sa bataille. Les règlements de l'AFA ont été modifiés pour que ce dernier (qui n'a pas quatre ans d'ancienneté à son poste comme le requérait l'ancien règlement) puisse postuler à la tête de l'institution de la rue Viamonte. Aussi, un poste de troisième vice-président a été créé et lui est désormais confié. Depuis son intronisation, Tinelli et sa volonté d'assainir les finances du football argentin sont au centre des débats. Récemment, son émission Showmatch a été interrompue par plusieurs hommes montés sur scène pour manifester contre Cristobal López, entrepreneur proche de Tinelli. Le présentateur aurait également été menacé par une douzaine de personnes en relation avec une "barra brava". Alors que des rumeurs annonçaient le retrait de sa candidature, le vice-président de San Lorenzo a réaffirmé sa volonté de briguer la tête de la Fédération argentine. Tinelli devrait alors y affronter Luis Segura. Deux modèles risquent donc de s'opposer. Celui du "grondonisme résiduel" comme le décrit Sergio Levinsky, sociologue et spécialiste du football local, face à l'une des personnalités les plus populaires du pays qui possède déjà le soutien des trois candidats aux élections présidentielles, le 25 octobre prochain. Un soutien politique essentiel selon Levinsky : "L'impact de la politique pour le futur de l'AFA est très important. La Fédération et l'État sont en relation depuis 2009 avec le programme "Fútbol para todos" (transmission gratuite du…


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