L'Argentine déposera un versement d'intérêts mardi-source

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(Actualisé avec des précisions) BUENOS AIRES/NEW YORK, 29 septembre (Reuters) - L'Argentine déposera mardi auprès d'une banque locale le prochain versement d'intérêts sur sa dette restructurée, a déclaré une source proche de la banque centrale, au mépris d'un jugement intervenu aux Etats-Unis et bloquant de tels paiements tant que le pays n'aura pas remboursé des créanciers dits "réfractaires". "Le dépôt sera fait demain, date à laquelle est dû le versement du coupon", a dit la source. Ce dépôt sera d'au moins 200 millions de dollars et sera porté aux comptes de la banque publique Banco de la Nacion Fideicomiso, afin qu'il soit hors d'atteinte du juge américain Thomas Griesa. Buenos Aires avait annoncé fin août son intention de faire appel de la décision de ce juge déclarant illégal un précédent dépôt de 539 millions de dollars effectué par l'Etat argentin sur le compte de la banque américaine Bank of New York Mellon BK.N . Le dépôt de cette somme, destinée à rembourser certains créanciers obligataires, avait été dénoncé en juin dernier par le juge Griesa qui avait ordonné à la banque de restituer l'argent à l'Etat argentin. La troisième économie d'Amérique latine est en défaut depuis juillet après la décision du juge d'empêcher le paiement d'intérêts à des créanciers qui avaient accepté de souscrire à la dette restructurée tant que certains fonds spéculatifs "réfractaires" ayant refusé cette restructuration n'auraient pas été indemnisés à hauteur de 1,3 milliard de dollars plus les intérêts cumulés. L'Argentine avait fait savoir qu'il lui était impossible d'honorer ce jugement et la présidente argentine Cristina Fernandez a dévoilé depuis un nouveau projet de restructuration de la dette qui vise entre autres à faire passer les emprunts d'Etat sous le droit argentin. ID:nL5N0QQ0BV Le gouvernement argentin reproche au juge Griesa de violer la souveraineté nationale et de prendre parti pour les fonds spéculatifs qui ont refusé la restructuration de la dette effectuée en 2005 et 2010, après un défaut record survenu en 2002, et poursuivent à présent Buenos Aires. Griesa a par ailleurs fait savoir lundi que l'Argentine avait commis un outrage à magistrat, ce qui pour l'Argentine revient à une violation du droit international. Le juge a reporté à une date ultérieure sa décision quant à imposer ou pas des sanctions à l'Argentine. Il a dit que "le problème est que l'Argentine a pris des dispositions et en prend actuellement pour se soustraire à des parties cruciales" de son jugement. (Jorge Otaola et Richard Lough, avec Joseph Ax et Nate Raymond, Patrick Vignal et Wilfrid Exbrayat pour le service français)


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