L'Argentine aux urnes, le dauphin de Fernandez favori

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BUENOS AIRES, 25 octobre (Reuters) - Les Argentins sont appelés aux urnes dimanche pour élire un nouveau chef d'Etat qui succédera à Cristina Fernandez dont le bilan économique divise la société argentine. Selon les sondages, Daniel Scioli, dauphin de la présidente sortante, dispose d'une avance confortable sur ses rivaux, mais celle-ci pourrait cependant se révéler insuffisante pour l'emporter dès le premier tour. Vénérée par les plus pauvres et par les classes laborieuses, Cristina Fernandez est également visée par des nombreuses critiques qui lui reprochent une politique trop protectionniste responsable selon ses adversaires des difficultés que traverse l'économie argentine. Le nom du vainqueur de l'élection présidentielle donnera le ton de l'ampleur et du rythme des réformes qui devront être mises en oeuvre pour raviver la croissance, rétablir les réserves d'une banque centrale dont les caisses sont presque vides et réduire un déficit public et une inflation faramineux. Daniel Scioli, membre du Front pour la victoire, comme Cristina Fernandez (centre gauche), est présenté comme un modéré au sein du mouvement péroniste qui domine l'échiquier politique argentin, à gauche comme à droite. S'il s'est engagé à revenir sur certaines mesures mises en oeuvre durant l'ère Fernandez, il a promis que ses réformes seraient progressives et qu'il ne toucherait pas aux programmes sociaux qui ont rendu la présidente actuelle si populaire. "Les citoyens savent qui nous sommes et ce que nous faisons et ils ne sont pas d'humeur à tenter des expérimentations", a déclaré jeudi Daniel Scioli au dernier jour de sa campagne électorale. Ses adversaires, le péroniste de centre droit Mauricio Macri et le centriste Sergio Massa, ont tous les deux promis que les réformes seraient menées rapidement s'ils étaient élus. Pour l'emporter dimanche, Daniel Scioli aura besoin de recueillir au moins 45% des voix ou au moins 40% des voix tout en ayant une avance de 10 points sur son rival le plus proche. Or, les derniers sondages le situent autour de 40% des intentions de vote tandis que Mauricio Macri est crédité de près de 30%. (Nicolas Delame pour le service français)

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