L'argent de la corruption passe toujours par les banques suisses

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Alors que la Suisse ne cesse de donner des gages de bonne volonté, et promet la fin du secret bancaire dès 2018, les établissements financiers ne paraissent pas très pressés d?abandonner leurs vieilles habitudes. 
Alors que la Suisse ne cesse de donner des gages de bonne volonté, et promet la fin du secret bancaire dès 2018, les établissements financiers ne paraissent pas très pressés d?abandonner leurs vieilles habitudes. 

Dilma Rousseff, la présidente du Brésil, a été destituée mercredi par le Sénat, à une large majorité, pour maquillage des comptes publics. L'événement n'a guère étonné les Suisses, car depuis plus d'un an, ils suivent régulièrement dans la presse locale l'affaire Petrobas (du nom d'une société pétrolière), cet immense scandale de corruption qui secoue le Brésil. Une opération policière baptisée Lava Jato (« lavage auto »). Dès mars 2015, le ministère public de la Confédération annonçait que 400 millions de dollars avaient été bloqués dans 30 établissements basés en Suisse !

Se référant à un rapport d'audition, le quotidien Le Temps, basé à Lausanne, citait déjà huit banques suisses, installées à Genève : Banque Safra, HSBC, Royal Bank of Canada, Banque Cramer, Lombard Odier, Pictet, Julius Baer, Banque PKB. Il s'agit d'un système de corruption assez classique : pour obtenir des marchés, il fallait donner aux « bonnes ?uvres », comprenez aux très gourmands politiciens brésiliens, qui réclamaient autour de 3 % du montant des contrats. La Coupe du monde de football 2014 et les Jeux olympiques de 2016 n'ont pas échappé à ce racket.

L'argent sale reste très rémunérateur

Depuis une décennie, l'argent versé par des entrepreneurs arrivait sur des comptes dans des banques à Genève, à Zurich et à Lugano, les trois principales places financières...

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  • frk987 il y a 6 mois

    Tout pays non inféodé à un système socialo est évidemment source de toutes les malversations. Uniformisons la fiscalité, non pas au niveau européen mais mondial...on peut rêver......

  • y.batard il y a 6 mois

    Facile de taper sur les banques suisses... si argent de corruption, il y a 1) cela signifie que certains veulent des pots-de-vin, 2) que d'autres sont prêts à les verser (par exemple, huer un président africain parce qu'il est corrompu par des entreprises françaises sans même s'offusquer que ces entreprises acceptent de payer - après entre l'oeuf et la poule...)Par ailleurs, avec les différentes manoeuvres précédentes, on se demande où pourra aller: dans le Delaware ? à Reno ? ...

  • heimdal il y a 6 mois

    On peut légitimement se demander pourquoi Bruxelles ne prend pas de mesures contre la Suisse ...à moins que .

  • salar12 il y a 6 mois

    Comme d'habitude les suisses sont impunément complices des pires exactions de la planète, y compris la corruption qui est le principal frein au développement. Et que l'on ne vienne pas dire que seuls les banquiers sont concernés, tout le pays est complice et en profite.

  • M7097610 il y a 6 mois

    pour l'Afrique, ce sont les banques françaises. Les suisses ne sont pas responsables des dirigeants corrompus... Je n'accuse pas ma voiture de mal conduire !