L'archevêque d'Alep : « Si crimes de guerre il y a, ils sont perpétrés des deux côtés »

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L'archevêque d'Alep Jean-Clément Jeanbart.  
L'archevêque d'Alep Jean-Clément Jeanbart.  

Le Point.fr : Comment vivez-vous actuellement à Alep ?

Jean-Clément Jeanbart : Nous arrivons à nous ravitailler, grâce aux organisations humanitaires, comme par exemple l'Unicef. Mais nous n'avons pas d'électricité, l'eau est souvent coupée, le travail devient impossible. Il n'y a plus d'emplois. Nous sommes terrorisés par ce qui se passe. La situation n'a jamais été aussi préoccupante. Ce que nous espérions avec la dernière trêve malheureusement n'a pas eu lieu. Qu'allons-nous devenir ? Depuis cinq ans nous vivons sous les bombes. Notre ville, naguère, était prospère, hyperactive, cosmopolite ; tout le monde pouvait y vivre ensemble, main dans la main. Et maintenant ?  Tout cela est réduit à néant. On dirait qu'Alep subit le même sort qu'Hiroshima ou Nagasaki. Allons-nous pouvoir un jour reconstruire tout cela ? Nous sommes terrassés, mais nous gardons espoir.

Partagez-vous les condamnations devant l'ONU des représentants français, américains et anglais dénonçant les bombardements russes et syriens comme « crimes de guerre » ?

Avant d'incriminer, il faut vérifier. Beaucoup d'informations arrivent de façon faussée. Je vois toutes ces violences, toutes ces batailles, mais je ne sais pas quelle conclusion en tirer ? Si crimes de guerre il y a, ils sont perpétrés des deux côtés....

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  • delapor4 il y a 2 mois

    Mgr Jeanbart : "Avant d'incriminer, il faut vérifier. Beaucoup d'informations arrivent de façon faussée". En effet !Il n'y a place que pour la propagande en Occident.