« L'arbitre a pourri le match »

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Jacky Duguépéroux était très en colère après la défaite de Strasbourg contre Amiens vendredi soir. Le but encaissé à la dernière minute prive ses hommes de montée en L2, au moins pour le moment.

Jacky Duguépéroux, êtes-vous en colère après le dénouement du match contre Amiens vendredi et cette défaite (0-1) qui vous prive, au moins provisoirement, de l’accession en L2 ? Il n’y a même pas de colère. Tout le monde était venu pour faire la fête, mais j’avais prévenu hier (jeudi) les journalistes présents en conférence de presse que ça ne se passait pas comme ça. Ça s’est malheureusement vérifié dans les quinze dernières secondes. Ce n’est pas fait. Je savais que ça pouvait arriver, mais c’est une bonne leçon pour tous ceux qui en doutaient. C’est tout de même cruel d’encaisser un but à la dernière minute… Oui, il y a un manque de chance. On a fait une très bonne première période, on s’est créé des occasions. On n’a quasiment jamais été en danger. On a souffert quand on était à dix, pendant une vingtaine de minutes, jusqu’à ce que j’aille dans les tribunes. Paradoxalement, ça a calmé tout le monde et on a repris le dessus. Et à la fin… Je n’ai pas encore vu le but, mais je pense qu’on a mal négocié cette action. On n’a jamais été en danger dans ce match et on paye notre erreur, c’est le foot. C’est la troisième ou quatrième fois qu’Amiens arrive à gagner dans les arrêts de jeu. Nous, ça fait trois fois qu’on se fait punir à domicile. Résultat, on va repousser la montée au prochain match, à Belfort.   Dans quel état d’esprit étaient vos joueurs dans le vestiaire ? Ils ne sont pas bien. Ils se demandent si ce qui est arrivé est vrai. On a l’impression que ce n’est pas la réalité, et pourtant… Ceci dit, j’ai fait mon petit classement. On a toujours 56 points, il y a une équipe à 52 (Orléans) et deux équipes à 51 (Amiens et Marseille-Consolat). Il reste cinq points d’écart, deux matchs à jouer. Ce qu’on n’a pas pu faire à Avranches (0-0), on n’a pas su le faire ce soir non plus, ce n’est pas grave. On voulait fêter la montée à la Meinau, mais je veux la fêter quand ça viendra, le plus vite possible. Ne venez pas me dire qu’il faut la fêter à la Meinau lors de la dernière journée. On a vu ce que ça pouvait donner. Vous avez désormais deux semaines à attendre avant le déplacement à Belfort… C’est ça qui est dommage. On va avoir une semaine tronquée, on ne fera pas de match amical, ça ne sert à rien du tout. Il va falloir remonter le moral des troupes plutôt que les accabler, parce qu’il n’y a franchement pas de raison ce soir. Les joueurs ont fait un match dans la continuité de ce qu’on produit depuis le match de Boulogne. On est mieux dans le jeu et on n’arrive pas à finir. Ça aura été l’un de nos soucis cette saison.
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