L'arbitrage vidéo fait débat

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L'arbitrage vidéo fait débat
L'arbitrage vidéo fait débat

Depuis le début de la Coupe du monde, l'arbitrage vidéo, autrefois si loué, est largement critiqué. Matchs trop longs, décisions controversées..., ses détracteurs se régalent.

Il fut un temps pas si lointain où le rugby était pris en exemple par les ardents défenseurs de la vidéo dans le football. Pas sûr que ces mêmes défenseurs s’affichent avec le même enthousiasme après la Coupe du monde. Car depuis le début de la compétition, vendredi dernier, le recours aux images fait débat. Premier souci rencontré, l’automatisation du recours à l’arbitrage vidéo. Dimanche, le Daily Telegraph publiait un calcul selon lequel la première période de la rencontre d’ouverture entre l’Angleterre et les Fidji, censée durer 40 minutes, s’était étirée sur 53 ! La faute aux quatre recours à la vidéo du premier acte.

Le tennis inspire le rugby

Pour répondre aux critiques, les organisateurs de la Coupe du monde ont publié lundi un communiqué sur le site officiel de la compétition. Ils s’inquiètent du temps d’attente provoqué par les consultations des images en cabine. Avec un risque certain, voir le rythme de la rencontre s’atténuer et les téléspectateurs changer de programme. « Le TMO (Television Match Official) fait partie de l'équipe des arbitres et la technologie fantastique à sa portée est utilisée pour prendre des décisions clés durant les matchs. Il permet d'assurer que les bonnes décisions sont prises afin de protéger l'intégrité du jeu, s’est défendu John Jeffrey, le président du comité de sélection des arbitres de la Coupe du monde. Mais toutes les personnes impliquées dans ce processus réfléchissent à comment être plus rapides tout en étant aussi efficaces. » 

Essai accordé puis refusé

Pour limiter les erreurs, la Coupe du monde a investi dans un nouveau système de Hawk-Eye, déjà utilisé en tennis. Mais sur les cinq premières rencontres du Mondial, deux décisions ont déjà créé la controverse. Lors d’Angleterre-Fidji puis lors de France-Italie, deux essais d’abord accordés après arbitrage vidéo ont finalement été refusés après que l’arbitre ait vu un en-avant sur l’écran géant du stade. Pour les Bleus, Frédéric Michalak s’apprêtait même à frapper la transformation avant d’être interrompu par l’arbitre. Comme le stipule le règlement, si le buteur tricolore avait réussi sa transformation avant l’intervention de l’arbitre, ce dernier n’aurait pas pu invalider l’essai. « Tu te dis que Fred aurait dû vite tirer après l’essai », s’amusait Philippe Saint-André après le match. Heureusement pour le XV de France et les polémistes, la victoire des Bleus contre l’Italie ne s’est pas jouée à cinq points près.

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