L'Arabie saoudite vise $200 mds de privatisations hors Aramco

le
0
    par Andrew Torchia et Marwa Rashad 
    RYAD, 27 avril (Reuters) - L'Arabie saoudite pense pouvoir 
tirer environ 200 milliards de dollars (184 milliards d'euros) 
des privatisations au cours des prochaines années en cédant des 
parts de groupes publics présents aussi bien dans la santé que 
les aéroports ou les silos à grain, a déclaré à Reuters un 
membre du gouvernement. 
    Mohammed Al Touwaïjri, ministre délégué de l'Economie et de 
la Planification, a précisé jeudi que ce montant se fondait sur 
des études détaillées de valorisation et sur la demande du 
marché depuis l'annonce du lancement de la politique de 
privatisations.  
    Dès cette année, des opérations devraient être lancées dans 
quatre secteurs: les sports, la production d'électricité, la 
fourniture d'eau et les silos à grain, a-t-il expliqué à 
Reuters. 
    "Pour cette année, nous avons une idée très claire de la 
demande du marché, des valorisations, des conseils financiers 
(...) de l'appétit du marché local comme global", a-t-il dit. 
"Tout est prêt." 
    L'Arabie saoudite, affectée par la baisse prolongée des 
cours du pétrole, a accusé l'an dernier un déficit budgétaire de 
79 milliards de dollars et elle espère ramener ses finances 
publiques à l'équilibre d'ici 2020. 
    Mohammed Al Touwaïjri a précisé que le montant de 200 
milliards de dollars évoqué n'intégrait pas les dizaines de 
milliards que Ryad espère tirer de l'ouverture aux investisseurs 
privés, à hauteur de 5%, du capital de Saudi Aramco, la 
compagnie pétrolière publique.  
    Au total, des entreprises de 16 secteurs devraient être 
privatisées partiellement ou totalement d'ici 2020, a-t-il 
ajouté. 
    Le gouvernement, a-t-il expliqué, considère que le secteur 
de la santé est celui qui offre le meilleur potentiel en matière 
de privatisations, et il n'exclut pas de vendre tous les 
hôpitaux publics ainsi que 200.000 pharmacies.  
    Les services municipaux et les transports pourraient quant à 
eux se prêter aux premiers partenariats public-privé (PPP), a 
également dit le ministre délégué, sans toutefois préciser un 
quelconque calendrier.  
     
 
 (avec Katie Paul et William Maclean; Marc Angrand pour le 
service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant