L'Arabie saoudite s'offre une cure de rajeunissement

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Le prince héritier et ministre de l'Intérieur, Mohammed ben Nayef (à droite), accompagné du futur prince héritier et ministre de la Défense, Mohammed ben Salmane (à gauche).
Le prince héritier et ministre de l'Intérieur, Mohammed ben Nayef (à droite), accompagné du futur prince héritier et ministre de la Défense, Mohammed ben Salmane (à gauche).

Timidement mais sûrement, la gérontocratie saoudienne se rajeunit. Trois mois après la mort du roi Abdallah à l'âge de 90 ans, son successeur, le roi Salmane, 79 ans, bouleverse l'ordre de succession établi. Par un décret publié tôt mercredi matin, le monarque saoudien a écarté son héritier au trône, le prince Moqren, 69 ans, au profit du ministre de l'Intérieur Mohammed ben Nayef, 55 ans, jusqu'ici deuxième dans l'ordre de succession et désormais second personnage du royaume. En cas de décès du roi Salmane, c'est donc lui qui reprendra les rênes du pays. Il marquerait alors l'arrivée au sommet de l'État de la troisième génération de la famille al-Saoud, celle des petits-fils du fondateur du royaume saoudien. CLIQUEZ ICI pour tout comprendre du système de succession saoudien "Mohammed ben Nayef était en réalité déjà prince héritier de facto étant donné le pouvoir dont il dispose, à la différence du prince Moqren qui faisait davantage figuration", souligne Nabil Mouline (1), spécialiste de l'Arabie saoudite au CNRS et à Stanford, qui réfute toute révolution au palais. "Au cours des deux dernières décennies, les princes de la troisième génération se sont lentement imposés à des postes à haute responsabilité. Seule la tête du royaume leur échappe aujourd'hui." Diplômé d'une université américaine en sciences politiques, spécialisé dans la lutte antiterroriste grâce à une formation dispensée par la CIA et...

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