L'Arabie saoudite ne veut pas changer sa politique pétrolière

le
0
 (Actualisé avec nouvelle source, contexte) 
    KHOBAR, Arabie saoudite, 30 décembre (Reuters) - Le ministre 
saoudien du Pétrole, Ali al Naimi, a déclaré que son pays, 
premier exportateur mondial de pétrole brut, n'entendait pas 
limiter sa production et qu'il pouvait répondre à une 
augmentation de la demande, a rapporté mercredi la chaîne de 
télévision d'Etat Al Ekhbaria.  
    "L'augmentation de la production dépend (...) de la demande 
des clients. Nous répondons à la demande de nos clients, il n'y 
a plus de limite à la production, tant qu'il y a de la demande, 
nous avons les moyens de répondre à la demande", a-t-il dit. 
    Le Wall Street Journal a rapporté les mêmes déclarations 
qu'Al Ekhbaria et cite aussi des propos d'Ali al Naimi selon 
lesquels la politique pétrolière saoudienne est "fiable" et ne 
changera pas.  
    Le ministre avait fait dans le passé des déclarations 
similaires concernant ses intentions en matière d'augmentation 
de la production de brut.  
    Lundi, le gouvernement saoudien, dont les recettes sont 
grevées par la chute du prix du baril, a annoncé son intention 
de réduire le déficit budgétaire en coupant dans les dépenses, 
notamment les subventions à l'énergie, tout en augmentant 
certaines taxes et en favorisant les privatisations. 
  
    Ces projets sous-entendent que Ryad se prépare à une période 
prolongée de prix pétroliers bas. Le cours du baril a touché ce 
mois-ci son plus bas niveau depuis 2004 après avoir baissé de 
plus de 65% depuis la mi-2014.  
    "Nous prévoyons, à partir de maintenant, une augmentation de 
l'efficacité de la consommation d'énergie, ce qui signifie que 
la consommation d'énergie va se réduire", a dit Ali al Naimi en 
référence aux réformes annoncées des subventions à l'énergie.  
    Lundi le président de la compagnie pétrolière publique 
Aramco a estimé que son pays était mieux préparé que d'autres 
producteurs à faire face à la faiblesse des cours.  
    L'Arabie saoudite a pris cette année au sein de l'Opep, 
l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, la tête de 
l'opposition à une réduction de la production censée favoriser 
la remontée des cours, Ryad privilégiant la défense de ses parts 
de marché.  
     
 
 (Reem Shamseddine, Hadeel Al Sayegh et Katie Paul; Marc Angrand 
pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant