L'après-Brexit au menu du sommet de Bratislava le 16 septembre

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    BRUXELLES, 1er septembre (Reuters) - Les dirigeants 
européens réfléchiront le 16 septembre aux solutions qui 
s'offrent à eux pour donner un nouveau souffle à l'Union près de 
trois mois après le référendum britannique sur le Brexit, a 
déclaré jeudi le président du Conseil européen, Donald Tusk. 
    Les Britanniques ont choisi le 23 juin dernier de quitter 
l'UE, provoquant un effondrement de la livre et la chute de leur 
gouvernement. Londres n'a toutefois pour l'heure entrepris 
aucune procédure en vue d'un départ formel. 
    La Première ministre Theresa May a prévenu qu'elle ne 
notifieraient pas à Bruxelles la volonté britannique de quitter 
l'Union avant l'année prochaine, le temps pour son gouvernement 
de préparer les négociations. 
    Des diplomates ont expliqué que les Britanniques 
souhaitaient en outre avoir connaissance des termes du divorce 
avant d'en lancer la procédure, ce que les responsables 
européens ont rejeté à plusieurs reprises. 
    "Nous devons discuter de ce que signifie le Brexit pour 
l'Union européenne", a déclaré Donald Tusk jeudi à Luxembourg, 
tout en soulignant que les discussions porteraient sur l'avenir 
de l'Union et pas sur celui de la Grande-Bretagne. 
    "Notre intention n'est pas de discuter du Royaume-Uni à 
Bratislava ni de notre stratégie vis-à-vis de la 
Grande-Bretagne. Notre position est très claire: il n'y aura pas 
de négociation sans notification", a-t-il ajouté. 
    Séparer la question de l'avenir de l'Union et celle de la 
stratégie de négociation est une question de principe, a-t-il 
ajouté. 
    "Il y a une raison à cela: il faut protéger les intérêts des 
membres de l'Union qui veulent rester ensemble, pas ceux de ceux 
qui ont décidé de partir". 
     La Grande-Bretagne entend de son côté négocier un statut 
spécial qui lui permettra de contrôler l'immigration tout en 
obtenant le meilleur accord possible pour le commerce, a déclaré 
mercredi la porte-parole de Theresa May.   
    Jeudi, le ministre britannique chargé du Brexit, David 
Davis, a déclaré que l'idéal pour la Grande-Bretagne serait 
d'obtenir un accès au marché unique européen. 
    Donald Tusk a jugé de son côté que la question de la lutte 
contre l'immigration clandestine était un problème qui 
concernait toute l'Union, à plus forte raison depuis la crise 
des migrants. 
    "Notre objectif doit être clair, le chaos de 2015 ne doit 
plus jamais se reproduire en Europe", a-t-il dit, soulignant que 
ce n'était pas par hasard que la question de l'immigration 
s'était retrouvée en tête de la campagne du camp du "leave". 
 
 (Jan Strupczewski,; Nicolas Delame pour le service français) 
 
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