L'appli qui espionne les démocrates de Hong Kong

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Des manifestants du groupe Occupy central, à Hong Kong, le 31 août dernier.
Des manifestants du groupe Occupy central, à Hong Kong, le 31 août dernier.

À Hong Kong, les coups les plus tordus sont permis dans le bras de fer qui oppose Pékin aux partisans de la démocratie. Et la technologie devient un sport de combat. Les smartphones et les réseaux sociaux sont un outil clé pour les organisateurs du mouvement Occupy Central, qui tentera de paralyser le coeur de la cité financière le 1er octobre prochain pour exiger des élections libres dans l'ancienne colonie britannique. Grâce à Facebook, ou aux messageries instantanées type what's app, la jeunesse de Hong Kong multiplie les manifestations depuis cet été pour dénoncer le "nouvel ordre colonial" imposé par Pékin. Après avoir organisé un référendum "sauvage" rassemblant plus de 700 000 votes en juin, les étudiants ont entamé lundi un boycott des cours pour protester contre le "filtrage" des candidats aux élections du chef exécutif de l'île en 2017, annoncé le 31 août dernier par le pouvoir central.Mais la technologie peut se retourner contre les activistes, surtout lorsque de mystérieux hackers s'en mêlent. Depuis la semaine dernière, les militants d'Occupy central reçoivent des messages les invitant à être mieux informés des dernières initiatives de la mobilisation en installant une application gratuite sur leur téléphone. "Allez voir cette application sous Android produite par Code4HK pour la coordination d'Occupy central", invite le message, à l'allure inoffensive. Problème, les organisateurs n'ont jamais envoyé une telle invitation,...

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  • dotcom1 le mardi 23 sept 2014 à 15:55

    Google est depuis longtemps un assistant zélé du gouvernement chinois. Déjà en censurant certaines requêtes anti-gouvernementales, et maintenant en hébergeant des applis renifleurs sur son système d'exploitation.