L'appel au secours d'un père tunisien

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L'appel au secours d'un père tunisien
L'appel au secours d'un père tunisien

Où est Sofiane ? Est-il encore vivant ? Si oui, qui le retient contre son gré ? Autant de questions qui obsèdent les proches de ce journaliste tunisien de 33 ans, disparu il y a huit mois en Libye. Lui et son collègue cameraman, Nadhir Ktari, n'ont plus donné de signe de vie depuis le 7 septembre dernier, alors qu'ils étaient en reportage pour la chaîne tunisienne First TV dans ce pays livré aux milices et scindé entre deux gouvernements concurrents. « J'ai tellement mal, je n'en peux plus », s'étrangle son père, Maaouia Chourabi, qui était jeudi à Paris pour lancer un appel aux autorités françaises.

Des informations diffuses et aucune certitude

Epicier à Soliman, bourgade à 30 km au sud de Tunis, cet homme de 68 ans ne sait plus à qui s'adresser pour retrouver l'aîné de ses trois enfants. Son épouse et leurs deux filles sont dévastées par le chagrin. « Comment peut-on vivre sans savoir où et dans quel état est son enfant ? C'est une torture. » Sur sa veste élimée, un badge représente les disparus. Au-dessous des deux visages juvéniles, ce message, en arabe : « Sofiane et Nadhir, on vous attend. »

Pendant des mois, les autorités tunisiennes et libyennes l'ont rassuré. « Ils m'ont dit qu'ils étaient en bonne santé, qu'ils avaient localisé la zone où ils se trouvaient. » Un jour, un officiel libyen lui assure même que son fils ne va pas tarder à être libéré. Mais les jours passent, sans la moindre nouvelle ni demande de rançons. Pis, en janvier, la branche libyenne du groupe Etat islamique assure les avoir exécutés. Mais pas de preuves, là non plus. « On a besoin de savoir, quelle que soit la vérité », supplie Maaouia Chourabi, qui ne fait plus confiance au gouvernement tunisien, trop passif à ses yeux.

« Nous avons besoin du soutien de la France », lance-t-il, espérant obtenir des rendez-vous au ministère de l'Intérieur, au Quai d'Orsay et à la Défense. Sans grand succès ...

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