L'animation française en survie

le
0
Destiny et  Dory. dans le film d'animation « Le Monde de Dory »
Destiny et  Dory. dans le film d'animation « Le Monde de Dory »

Au Festival d’Annecy, les professionnels du secteur se sont inquiétés du faible succès des productions hexagonales, confrontées aux américaines, en dépit de leurs indéniables qualités.

De même que l’héroïne du court-métrage en réalité virtuelle Rain or Shine ne peut mettre ses lunettes de soleil sans qu’il pleuve, il est difficile de ne pas ­revenir cette année à Annecy sans un petit nuage triste au-dessus de la tête. Le cru français 2015 (Adama, Avril et le Monde truqué, Phantom Boy, Tout en haut du monde…) était exceptionnel. Mais ces films connurent l’échec au box-office lors de leur sortie nationale – parfois la catastrophe. Raison pour laquelle on avance dans cette nouvelle édition sous la pluie, craignant déjà pour les beaux films d’auteur qui s’y présentent – La Tortue rouge ou La Jeune Fille sans mains, pour ne citer qu’eux – le triste sort de leurs aînés.

C’est justement cette année qu’Annecy met la France à l’honneur – pour la première fois – depuis sa création, en 1960. Trésors oubliés (L’Enfant invisible, d’André Lindon, sorti en 1984), grands maîtres d’hier (Paul Grimault et son intemporel Petit Soldat, sorti en 1947), d’aujourd’hui (Jean-François Laguionie avec sa douce Louise en hiver) et jeunes espoirs (les trublions estudiantins des Gobelins célébrant les 40 ans de l’école en quarante ­petits films) dessinent le paysage d’une animation française en pleine santé – artistiquement, du moins.

Manque d’argent A la table ronde « Du tournant des années 1980 à nos jours », organisée par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), le 14 juin, on s’autocongratule autour du système de financement public dynamisé par Jack Lang au milie...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant