L'ange déchu

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L'ange déchu
L'ange déchu

Ángel Di María était arrivé dans la capitale avec un statut, un palmarès, un pied gauche, une réputation, une nationalité. Statistiquement, la première saison de Ratatouille avait été exceptionnelle (15 buts, 24 passes) et la plèbe demandait plus. Depuis la reprise, le numéro 11 est à la ramasse. Face à l'OM, il a touché le fond.

Dans la jeune histoire de QSI, seuls deux joueurs ont été engagés en ayant brandi une Ligue des champions en qualité de titulaire lors de la finale : David Luiz et Ángel Di María. Le Brésilien est reparti cet été, bazardé par le PSG, après être passé numéro 4 dans la hiérarchie des défenseurs centraux. Di María, lui, est sorti sous les sifflets du Parc des Princes face à l'OM au cœur d'un triste et affreux 0-0. Des sifflets qui giflaient son frêle corps à la suite d'un match hideux où le numéro 11 aura perdu trente-deux ballons. Trente-deux. Sans doute son pire match dans la capitale, notamment parmi ceux qui comptent. Qu'il semble loin, le Di María du Real de Carlo Ancelotti...

En 2014, le gaucher faisait gagner la C1 au Real Madrid dans une finale où ses cannes avaient donné le tournis à l'Atlético de Madrid. Hier, l'Argentin s'est fait croquer par Rolando et n'a jamais enrhumé Sakai. Où est passé le virevoltant joueur entraperçu, parfois, l'an dernier, sur certaines séquences ? Depuis le début de saison, à l'exception d'une prestation solide face à Lyon lors du Trophée des champions, Di María réussit l'exploit d'être moins bon, sortie après sortie, sans que son statut de titulaire ne soit remis en cause. Les chocs face à Monaco et Arsenal ? Transparent. Dimanche contre l'OM ? Encore pire. Aucune différence balle au pied, du déchet à faire pâlir les grands pollueurs de la planète, des mauvais choix, un déficit physique flagrant et un mental en berne. Où est donc l'homme qui portait l'Argentine lors du Mondial 2014 ? À moins que, justement, cette année 2014 soit un trompe-l'œil gigantesque sur le vrai niveau du garçon. Produit Jorge Mendes par excellence, l'ancien du Benfica bénéficie d'un gros travail de son "réseau" pour le faire passer pour ce qu'il n'est peut-être pas : un grand joueur. Un mec qui fait basculer une rencontre sur un geste décisif. Et si tout le problème initial se situe dans cette question : Ángel Di María est-il un crack ? Actuellement, non.

Sur le banc à Lille ?


On en revient même à envisager sur la place publique, entre un café serré, un croissant et l'addition s'il vous plaît, sa prochaine mise sur le banc avec le PSG, histoire d'arrêter le massacre. Après tout, Hatem Ben Arfa et Jesé ont pris un abonnement aux couvertures chauffantes depuis…




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