L'ancien secrétaire général de l'ONU Boutros Boutros-Ghali est mort

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L'ancien secrétaire général de l'ONU Boutros Boutros-Ghali est mort.
L'ancien secrétaire général de l'ONU Boutros Boutros-Ghali est mort.

Il était l'archétype d'une haute société égyptienne en voie de disparition : lettré et francophile au point d'écrire plusieurs de ses essais directement en français et d'être promu, au terme d'une longue carrière diplomatique, secrétaire général de la Francophonie. Boutros Boutros-Ghali, qui s'est éteint mardi à l'âge de 93 ans, était tombé tout jeune dans la marmite puisque c'est à Paris qu'il avait fait ses études de droit international et de sciences politiques, à la fin des années quarante.

Il s'en était ensuite retourné au pays, menant dans un premier temps une carrière universitaire avant d'en servir la diplomatie, grimpant les échelons du ministère des Affaires étrangères jusqu'à être nommé à sa tête par le président Anouar el-Sadate, en 1977.

Sa longévité à ce poste, près d'une quinzaine d'années, s'explique avant tout par son habileté, mais aussi par son profil personnel. Comme son homologue irakien Tarek Aziz qui a été plus longtemps encore la voix de Saddam Hussein à l'étranger, Boutros-Ghali était chrétien, copte plus précisément. Une qualité qui leur interdisait de briguer les plus hautes fonctions dans des pays musulmans, aux régimes autoritaires, où la conquête du pouvoir passe plus souvent par les armes que par les urnes. Bref, une garantie pour les raïs qu'ils servaient.

Savoir-faire

Cette...

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