L'ancien entraîneur de l'OM José Anigo sort de garde à vue

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FIN DE GARDE À VUE POUR L'EX-ENTRAÎNEUR DE L'OM JOSÉ ANIGO
FIN DE GARDE À VUE POUR L'EX-ENTRAÎNEUR DE L'OM JOSÉ ANIGO

MARSEILLE (Reuters) - L'ancien entraîneur et directeur sportif de l'Olympique de Marseille José Anigo est ressorti libre jeudi de la garde à vue où il avait été placé mardi dans le cadre de l'enquête sur des transferts de joueurs suspects, a dit son avocat.

Une dizaine de personnes ont été placées en garde à vue, pour l'essentiel des agents de joueurs, intermédiaires ou personnes proches du milieu marseillais. Au moins deux d'entre elles, outre José Anigo, ont également quitté l'hôtel de police jeudi.

"José Anigo est ressorti libre et sans charge de cette garde à vue qui lui a permis de s'expliquer en toute transparence et sérénité", a dit à Reuters Me Emmanuel Molina, l'avocat de celui qui entraînait l'OM jusqu'en mai dernier.

"J'en suis heureux pour l'homme honnête et droit qu'il est. José Anigo réaffirme qu'il a toujours oeuvré dans l'intérêt de l'OM avec professionnalisme et loyauté", a ajouté l'avocat de José Anigo, toujours employé du club.

L'enquête porte sur une série de transferts, dont celui de l'attaquant international français André-Pierre Gignac, qui auraient donné lieu au versement de commissions occultes. Le transfert de Bordeaux de l'ancien défenseur de l'OM Souleymane Diawara, en 2009, est aussi visé.

L'actuel président du club, Vincent Labrune, et ses deux prédécesseurs, Jean-Claude Dassier et Pape Diouf, avaient été entendus pendant une trentaine d'heures sous le régime de la garde à vue en novembre dernier.

L'affaire fait l'objet d'une information judiciaire ouverte en mai 2011 pour "blanchiment, abus de biens sociaux, association de malfaiteurs, extorsion de fonds en bande organisée et recel". La justice soupçonne le versement de rétrocommissions à des personnes proches du grand banditisme.

Une série de perquisitions ont été effectuées en janvier 2013 au centre d'entraînement de l'Olympique de Marseille.

Les enquêteurs ont alors saisi des documents relatifs à des transferts de joueurs à l'OM, dont celui d'André-Pierre Gignac, qui avait rejoint le club en août 2010 en provenance de Toulouse pour une sommes évaluée à 20 millions d'euros.

Son transfert a été réalisé sous l'autorité de Jean-Claude Dassier et validé par Vincent Labrune, alors président du conseil de surveillance. José Anigo était à ce moment-là directeur sportif du club.

(Jean-François Rosnoblet et Gregory Blachier)

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