L'ancien directeur de la prison de Nancy relaxé

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STRASBOURG (Reuters) - L'ancien directeur de la maison d'arrêt Charles III de Nancy, qui était poursuivi pour homicide involontaire après la mort d'un détenu tué par ses compagnons de cellule en août 2004, a été relaxé lundi par le tribunal correctionnel.

Stéphane Scotto était poursuivi pour avoir placé la victime, un primo-délinquant, en détention provisoire pour son implication dans un trafic de stupéfiants, avec deux codétenus dont l'un attendait de comparaître aux assises pour avoir torturé un codétenu, quatre ans plus tôt, dans le même établissement.

Devenu le "larbin" de la cellule et le souffre-douleur de Sébastien Simonnet, Johnny Agasucci, âgé de 26 ans, avait succombé à un déluge de coups et à des étranglements dans la nuit du 24 au 25 août 2004.

Stéphane Scotto, un cadre très bien noté qui est aujourd'hui à la tête du centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), avait invoqué pour sa défense la vétusté et la surpopulation d'une maison d'arrêt dont les seules possibilités d'hébergement individuel étaient les cellules d'isolement ou disciplinaires.

Le parquet avait requis la relaxe en estimant que la dangerosité de Sébastien Simonnet, qui a été condamné à 27 ans de prison pour le meurtre de Johnny Agasucci, ne suffisait pas à prédire l'homicide.

La prison Charles III, une ancienne manufacture de tabac, a été désaffectée en 2009 et démolie l'année suivante.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

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