L'Amourinho dure trois ans

le
0
L'Amourinho dure trois ans
L'Amourinho dure trois ans

Il était revenu à Chelsea pour en devenir le Sir Alex Ferguson, José Mourinho repart finalement au bout de deux ans et demi, viré comme lors de son premier mandat à Stamford Bridge. Plus qu'une reconversion en entraîneur de long terme ratée, cet échec est l'ultime preuve qu'avec José, l'amour dure (moins de) trois ans.

Il avait quitté Santiago Bernabéu et retrouvé Stamford Bridge le cœur léger. José était tellement heureux de retourner à Chelsea qu'il en avait même pondu un discours d'arrivée presque touchant. "Je suis le Happy One. Le temps passe. On dirait que cela fait quelques jours (que j'ai signé pour la première fois), mais ça fait déjà neuf ans. J'ai la même personnalité, je suis la même personne, mon métier me passionne toujours autant et me procure beaucoup d'émotions, mais en même temps, je suis une personne différente." Était-ce sincère ? Peut-être. Peut-être pas. Ce que fait ou dit Mourinho est toujours mûrement réfléchi. Et il ne fait aucun doute que cette tirade philosophique de comptoir sur le temps qui passe était annonciatrice d'un grand changement. Le Special One, celui qui gagnait tout sur deux ou trois ans, maximum, allait laisser place à un nouveau coach, plus patient, plus calme, moins provocateur.

Un homme qui resterait dix, peut-être 20 ans sur le banc, à l'image de ce que Sir Alex Ferguson, son idole secrète, a réalisé avec Manchester United. Le Portugais sait qu'il a réalisé des prouesses, qu'il restera, quoi qu'il en soit, dans l'histoire. Mais il en voulait plus. Il souhaitait, en retournant à Chelsea, montrer à tout le monde qu'il pouvait changer et évoluer dans un autre registre. Abramovitch lui avait même promis qu'il aurait du temps, que ses premières saisons lui serviraient de base pour son ambitieux projet pour les Blues. Plus que la patience du boss, c'est celle des supporters que le Mou a achetée avec ces mots. Pour preuve, sa première saison, vierge de tout titre, ne lui vaut quasiment aucune critique. Finir l'année fondatrice avec 82 points à quatre unités de City laissait présager le meilleur pour l'exercice suivant. Et le meilleur arriva un peu plus tôt que prévu. Incarné par la recrue Diego Costa en feu, Chelsea marche sur la Premier League et joue très bien. Oui, pour la première fois depuis des lustres, peut-être depuis Porto, une équipe du Special One avait un projet de jeu stable qui ne prenait que très peu en compte les caractéristiques de l'adversaire. La métamorphose du Lusitanien était en route, et rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Rien, à part José lui-même.

En 2015, retour en arrière


29 novembre 2010. Le FC…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant