L'AMF saisit le Haut comité sur la rémunération de Bruno Lafont

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PARIS, 2 octobre (Reuters) - L'Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé vendredi avoir demandé au Haut comité de gouvernement d'entreprise (HCGE) de se pencher sur les modalités de départ de Bruno Lafont, ancien PDG de Lafarge devenu coprésident non exécutif de LafargeHolcim LHN.VX . Alors qu'il devait initialement diriger le nouveau groupe issu de la fusion entre le cimentier français et son homologue suisse Holcim , Bruno Lafont a finalement pris la coprésidence non exécutive du nouvel ensemble. "Le Collège de l'AMF a examiné les différents éléments de rémunération dont bénéficie Bruno Lafont dans le cadre de son départ", indique l'AMF, ajoutant que la mise en œuvre de ces éléments de rémunération semble s'écarter d'une application précise du code Afep-Medef". L'AMF a donc décidé de demander au Haut Comité de gouvernance de se saisir du sujet, ajoute-t-elle, confirmant une information des Echos. "L'AMF a fait part de questions relatives au traitement de Bruno Lafont dans le cadre de la cessation de ses fonctions au sein de Lafarge S.A.", a déclaré de son côté une porte-parole du groupe. "Lafarge considère que le traitement de Bruno Lafont est conforme et légitime et va poursuivre les échanges qu'elle avait eu le Haut Comité de Gouvernement d'Entreprise sur ce sujet." Le conseil d'administration du 10 juillet 2015 a accordé à Bruno Lafont une indemnité de départ de près de 5,9 millions d'euros, à laquelle s'ajoute une rémunération exceptionnelle de 2,5 millions d'euros ainsi que le maintien de ses droits liés à un plan de rémunération à long terme, fait de plans d'options et d'attribution d'actions gratuites, peut-on lire sur le site du cimentier. Par ailleurs, est-il indiqué, Bruno Lafont a "choisi de renoncer à sa rémunération de coprésident du conseil d'administration de LafargeHolcim d'un montant de 1,75 million de francs suisses par an, pour recevoir uniquement les jetons de présence d'environ 200.000 francs suisses". En septembre, après le tollé suscité par les 14 millions d'euros d'indemnités accordées à Michel Combes, ancien directeur général d'Alcatel-Lucent ALUA.PA , l'équipementier a été contraint, sous la pression du Medef et du HCGE, d'en diviser le montant par deux. ID:nL5N11H1SR (Pascale Denis, édité par Gilles Guillaume)


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  • s.thual le vendredi 2 oct 2015 à 19:15

    les petits actionnaires apprecieront ! ces gens sont hors du temps car meme meritants ce sont aussi les salaries qui font l entreprise meme si eux ne risquent pas toujours leurs deniers ,,, reste a savoir deja quel pdg nomme non proprietaire d une entreprise risque ,,,sachant qu en arrivant il a deja negocier tres souvent sa prime de depart !,,,enfin toucher 10 millions et le pouce en regardant certains crever de faim ou de froid ,,,,,moi ca me couperait le moral ,,,,apparement pas a eux ,,,?

  • janaliz le vendredi 2 oct 2015 à 13:18

    Encore un qui n'a rien compris au film et qui bou.ffe à tous les rateliers ! Révoltant ! Mais je m'en fiche je ne suis pas actionnaire...