L'AMF publie une étude sur la formation des prix des CDS

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(NEWSManagers.com) -
L'Autorité des marchés financiers ( AMF) publie depuis mercredi 29 février, sur son site, une étude consacrée à la formation des prix sur le marché des CDS et les enseignements à tirer de la crise souveraine.

A partir d'entretiens effectués auprès d'intervenants sur ces marchés, le régulateur note que, selon ces derniers, les évolutions récentes des marchés de CDS n'ont eu aucun impact sur les coûts de financement de pays comme l'Allemagne et les Etats-Unis. Un résultat en phase avec celui de la recherche académique qui n'a pas pour l'instant établi de lien de causalité entre les prix des CDS et les taux obligataires pour les souverains les mieux notés.

Par ailleurs, compte tenu des caractéristiques du marché des CDS sur souverains - peu profond, aux possibilités d'arbitrage coûteuses et risquées, etc - les analyses menées confirment, notamment sur la période récente, l'absence d'un marché leader entre les CDS et les obligations. " Elles permettent de constater également que, tant que les niveaux de spreads restent peu élevés, les corrélations entre marché des CDS et des obligations sont faibles : tant que le risque de défaut semble contenu, les obligations jouent leur rôle de valeur refuge. En revanche, lorsque le risque souverain s'accroît fortement et que les spreads atteignent un certain niveau, les obligations perdent leur fonction de valeur refuge, une corrélation apparaît" , note l' AMF qui indique que la France paraît s'inscrire dans cette configuration depuis l'automne 2011.

Au-delà du lien entre spreads sur les CDS et sur les obligations, le marché des CDS continue également de manquer de transparence et reste concentré. Pour le CDS France en particulier, " les cinq principaux acteurs sont l'une des contreparties (voire les deux) de 80% des contrats de CDS et les dix principaux acteurs sont contrepartie de 97% des contrats" , pointe l'étude.

Enfin, la fixation des prix sur les CDS souverains est également influencée par la perception de la couverture réelle qu'apportent ces produits en cas de défaut et par le rôle important des activités de couverture du risque de contrepartie des principales banques, relève l' AMF.

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