L'AMF continue de militer pour le " say on pay"

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(NEWSManagers.com) - L'avis des actionnaires sur politique de rémunération des dirigeants, en bref le " say on pay" , doit-il faire l'objet d'un vote contraignant, et si oui, quel serait le contenu de ce vote contraignant (rapport global, criètes de performance...) ? Sans rentrer dans ce débat, le président de l'Autorité des marchés financiers ( AMF), Gérard Rameix a rappelé les préférences de l'Autorité à l'occasion de la 8ème édition du colloque du Conseil scientifique de l' AMF organisé cette année en partenariat avec le Club recherche de l'IFA (Institut français des administrateurs).

" L' AMF est favorable à la mise en place d'un régime de say on pay annuel, en particulier pour les plus grandes sociétés cotées, dont les enjeux de rémunération sont plus sensibles L'objet du vote pourrait être d'autant plus précis ?par exemple, le montant de la rémunération individuelle globale- qu'il porterait sur un nombre réduit de dirigeants" , a déclaré Gérard Rameix.

Sur le chapitre du cumul des mandats, le président de l' AMF se dit favorable à la mise en place d'un nouveau plafond.légal plus strict pour les dirigeants exécutifs, compte tenu du haut niveau d'implication que requièrent ces fonctions. " Ce plafond pourrait être fixé à trois mandats. Il serait également pertinent que les dirigeants soumettent tout nouveau mandat social à l'autorisation préalable du conseil de leur société" , a-t-il précisé.

" Pour avoir un conseil d'administration qui fonctionne bien et donc une gouvernance efficace, il faut consacrer du temps et de l'intelligence collective à bien composer le Conseil et à recruter les administrateurs dont la société a besoin" , a de son côté tenu à déclarer Daniel Lebègue, président de l'Institut français des administrateurs. " Il y a un consensus dans tous les pays européens sur la nécessité d'une transparence renforcée et d'un véritable droit de regard des actionnaires en matière de rémunération des dirigeants. Mais, dans la mise en oeuvre de ces principes, les pratiques sont très différentes d'un pays à l'autre, en particulier en ce qui a trait au rôle respectif de l'Assemblée générale des actionnaires et du conseil d'administration " , a-t-il ajouté. " Tous les pays européens s'accordent pour privilégier le recours à la soft law et aux codes professionnels pour faire progresser les pratiques de gouvernance. Il reste à déterminer qui s'assure du respect du code : un comité de place ou l'autorité de marché ?"

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