L'Amérique se divise sur la peine de mort 

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Alors que la France commémorait dimanche le 30e anniversaire de l'abolition de la peine capitale, l'affaire Troy Davis mobilise les adversaires d'un système accusé de frapper de nombreux innocents aux États-Unis.

Lors du débat télévisé des candidats républicains à la présidentielle organisé par CNN il y a quelques jours, le gouverneur du Texas, Rick Perry, s'est vanté de rester un partisan farouche de la peine de mort, expliquant que les 234 exécutions qui s'étaient déroulées dans son État depuis son arrivée à son poste ne l'empêchaient nullement de dormir. «J'ai confiance en notre système judiciaire», a-t-il dit. Un tonnerre d'applaudissements a répondu à ses paroles.

L'épisode en dit long sur l'attitude décomplexée que l'Amérique continue d'avoir vis-à-vis de la peine capitale et du consensus qu'elle suscite toujours aux États-Unis - alors que la France commémorait dimanche le 30e anniversaire de l'abolition de la peine de mort. Une majorité de 34 États américains continuent d'appliquer la peine capitale, contre 16 États qui l'ont interdite ou suspendue. Le dernier gouverneur à avoir passé le cap a été celui de l'Iowa, en mars 2011, au motif que «si le s

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