L'Amérique ressasse son douloureux syndrome irakien

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Selon les sondages, 60% des Américains se déclarent hostiles à une intervention en Syrie, même limitée.

Ce n'est encore qu'un murmure. Un grondement presque inaudible montant de l'Amérique profonde, usée par dix ans de guerre, trop habituée à voir revenir ses «boys» en housses mortuaires ou en fauteuil roulant. Samedi, cette Amérique est sortie dans la rue, en maigres défilés, quelques centaines de personnes tout au plus, à Washington, New York, Boston, exprimant leur hostilité à une intervention armée en Syrie, à un engrenage laissant ressurgir le spectre d'un syndrome irakien.

Certaines similitudes ajoutent à la confusion générale, comme ces armes de destruction massive dont Washington peine à apporter la preuve irréfutable. Mais il y a une différence de taille: en 2003, l'Amérique de Bush, triomphante, conquérait l'Irak de Saddam Hussein après une «charmante petite guerre» permettant au président d'alors de claironner «mission accomplie». Dix ans plu...

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