«L'Amérique n'est pas en déclin, sa politique étrangère l'est»

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INTERVIEW - Ian Bremmer, patron du think-tank washingtonien Eurasia Group, vient de publier son rapport annuel «Top ­Risks» sur les grandes tendances internationales à l'?uvre.

LE FIGARO. - Vous soulignez dans votre rapport «Top Risks»que la reprise américaine coïncide avec une volonté de repli en politique étrangère. Comment expliquer cette contradiction?

Ian BREMMER. - C'est lié! C'est justement parce que l'Amérique va bien économiquement que les Américains ont le sentiment d'avoir peu à gagner en s'impliquant dans le monde. Le rôle de gendarme global que l'Amérique a joué n'est populaire ni à l'intérieur ni à l'étranger. Dans une région aussi difficile que le Moyen-Orient, dont nous sommes de moins en moins dépendants pour le pétrole en raison du boom intérieur, le but de Barack Obama a été de se retirer d'Irak et d'Afghanistan et de rester aussi peu engagé que possible en Syrie ou en Libye. L'une des raisons du ...

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