L'Amérique centrale déçue par le blocage sur l'immigration aux USA

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TEGUCIGALPA, 18 février (Reuters) - Plusieurs Etats d'Amérique centrale ainsi que le Mexique ont exprimé mardi leur déception après le blocage par un juge américain des mesures prises par Barack Obama pour régulariser la situation de 4,7 millions de sans-papiers aux Etats-Unis. Un tribunal du Texas a provisoirement bloqué l'application de cette réforme de l'immigration, qui devait entrer en vigueur mercredi par décret. Le juge de district Andrew Hanen a donné raison à 26 Etats, conduits par le Texas et son gouverneur républicain Greg Abbott, qui réclamaient une injonction judiciaire en faisant valoir que Barack Obama avait outrepassé ses pouvoirs, ayant fait passer sa réforme sans l'approbation du Congrès. "Même si nous respectons cette décision dans le cadre de la législation propre aux Etats-Unis, c'est la preuve qu'il existe certains milieux politiques qui s'efforcent de torpiller cette décision qui aurait (...) contribué à soulager les pressions sociales et économiques qui pèsent sur nos pays", a déclaré Marvin Ponce, conseiller de la présidence du Honduras. Le ministère guatémaltèque des Affaires étrangères s'est dit attristé par la décision de justice et il a invité les citoyens du pays d'Amérique centrale à ne pas tomber dans les filets d'escrocs qui chercheraient à tirer avantage de la confusion entourant la législation sur l'immigration aux Etats-Unis. Les Etats-Unis ont dû faire face l'an dernier à l'afflux de plusieurs dizaines de milliers d'enfants immigrés en provenance du Honduras, du Guatemala et du Salvador, trois pays parmi les plus pauvres et violents au monde, ce qui a provoqué une tempête politique à Washington. Certains ont vu dans cet afflux la main des trafiquants qui profitent des zones d'ombre de la législation américaine. S'exprimant devant la presse, Barack Obama a estimé mardi que la loi et l'histoire étaient du côté de son administration, qui a fait appel de la décision du juge Hanen devant une cour d'appel de la Nouvelle-Orléans. "Nous appliquerons pleinement cette réforme dès que les questions juridiques seront résolues", a-t-il déclaré. (Nelson Renteria, Sofia Mnehcu, Gustavo Palencia; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • LeRaleur le mercredi 18 fév 2015 à 01:02

    Ben voyons.