L'ambition de Jordan Ferri

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L'ambition de Jordan Ferri
L'ambition de Jordan Ferri

Jordan Ferri, avez-vous l'impression d'avoir marqué des points sur cette première moitié de saison ?Marquer des points, je ne sais pas trop. Je pense avoir donné le meilleur de moi-même quand le coach a fait appel à moi. J'ai fait des bonnes performances, comme de moins bonnes. J'ai encore à apprendre et à progresser à l'entraînement. Histoire d'être encore plus performant sur le terrain.

Vous êtes-vous des objectifs pour cette année 2014, en termes de matchs joués par exemple ?Pas forcément des objectifs, mais essayer de jouer le plus possible. Quand on est un jeune joueur, on a envie d'avoir du temps de jeu et c'est ce dont j'ai envie. Ça passe par bien bosser aux entraînements, faire de bonnes entrées et essayer de décocher quelques matchs en tant que titulaire.

Quelle est l'ambition cette année dans les coupes ?On avait le même objectif l'an dernier : aller le plus loin possible. Mais on n'a pas pu le réaliser. Ce sont des matchs intéressants à jouer, à élimination directe. Il y a donc une saveur particulière qui procure beaucoup de plaisir. On a su gagner en Coupe de la Ligue contre Reims (3-2, 8emes de finale). Maintenant, il faut le faire dimanche en Coupe de France.

Vous allez jouer dans un grand stade (ndlr : la MMA Arena du Mans), sur une pelouse a priori correcte. Est-ce rassurant contre une petite équipe dans un match piège ?C'est un avantage de jouer au Mans. Ça sur une bonne pelouse, où on va pouvoir produire notre jeu, celui qu'on a l'habitude de produire en championnat, faire circuler. Je ne sais pas comment est leur pelouse, mais si on avait joué sur leur terrain, ça aurait été plus difficile. La pelouse n'aurait pas forcément été très bonne.

Est-ce que vous connaissez votre adversaire ?Non, pas du tout, désolé (sourire).

« On n'est pas largué »

Comment s'est passée cette reprise ? Les autres années, il y avait eu des stages à l'étranger, au soleil généralement?(Sourire) C'est vrai que l'année dernière, c'était agréable, on était au Maroc. Cette année, on est resté ici, mais la semaine est vite passée aussi. On a bien travaillé. On a eu deux entraînements lundi et mardi. On a travaillé physiquement le matin et on a eu des bonnes séances de jeu l'après-midi. La reprise s'est bien passée, on a été heureux de se retrouver et de pouvoir bien attaquer l'année.

De nombreuses rumeurs de départs concernent l'Olympique Lyonnais. Est-ce que vous en parlez dans le vestiaire ? Est-ce agaçant en cette période de Mercato?Les périodes de Mercato sont toujours un peu pareilles. On entend des bruits de couloirs, ça existe dans tous les groupes. On en parle un peu entre joueurs, mais ce sont des paroles entre coéquipiers. Ça doit rester dans le vestiaire et je n'en dirai pas plus (sourire).

Lors des derniers matchs de l'année 2013, l'OL a souvent mené avant de se faire rejoindre au score. Comment l'expliquez-vous ? Je ne sais pas comment l'expliquer. On vit mal ces remontées. Ça fait plusieurs fois que ça nous arrive, on s'y attend. On essaye de rester concentré tout le long du match. Ce sont des faits de jeu. Peut-être qu'on se relâche ou qu'on n'est moins sur le porteur du ballon, moins au marquage. C'est difficile et agaçant de se faire reprendre à chaque fois en fin de match, surtout quand on perd des points précieux pour la suite du championnat.

Comment abordez-vous cette seconde partie de saison ?On est encore qualifié en Ligue Europa, on est encore dans toutes les coupes, même si le premier match de Coupe de France sera dimanche. On est peut-être dixième en championnat, mais on n'est pas largué. Comme je l'ai dit, on a tout en main pour faire une belle seconde partie de saison. Tout le monde en est conscient et on en a tous envie.

Sur un plan plus personnel, comment avez-vous gagné la confiance du coach ? C'est lui qui fait ses choix. Lorsque j'entre en cours de jeu ou lors des matchs que j'ai pu jouer en tant que titulaire, j'essaye de lui rendre la confiance qu'il m'accorde aux entraînements. Certains jeunes ont peut-être été impatients. La patience, c'est ce que j'ai le plus appris dans le monde professionnel, même si je ne l'étais pas trop au début. J'essaye de l'appliquer chaque jour.

« Montpellier ? Ça reste mon plus mauvais match »

Il y a eu un naufrage collectif, et de toi (il sourit), à Montpellier (1-5, 9eme journée de Ligue 1). Comment avez-vous vécu ce moment ?Je vais en entendre parler longtemps... Ça a été difficile. Mais j'ai eu la chance de partir le lendemain en Equipe de France Espoirs. Ça m'a permis de changer de cadre et de retrouver un nouveau groupe. Comme je l'ai dit, j'en ai mal dormi certaines nuits, mais je me suis dit : « c'est un match, il faut passer à autre chose et ne pas s'arrêter dessus ». Je me suis remis à bosser et je suis revenu reste mon plus mauvais match à Lyon en ayant oublié un peu ce match. Même si, pour moi, ça avec Lyon.

Avez-vous demandé au coach de ne plus jamais évoluer au poste de latéral droit ?Non, je ne lui ai pas demandé. S'il le faut pour aider le groupe, je rejouerai arrière droit, même si je sais que je n'ai pas toutes les qualités nécessaires pour jouer à ce poste. Il faut être professionnel et accepter le poste auquel le coach nous met.

Quelles sont les difficultés de ce poste ? D'abord, au niveau du placement, il faut être aligné avec les défenseurs centraux, ce qui ne se fait pas au milieu de terrain. Les efforts sont différents. Ce sont de longues courses, il faut apporter offensivement, dédoubler. J'ai fait toute ma formation en tant que milieu de terrain, où il faut faire de petites courses et toujours être en mouvement. J'ai essayé de travailler le poste de latéral à l'entraînement, mais on ne change pas de nature. Après, s'il faut dépanner, il faut dépanner. On a eu des soucis à ce poste, que ce soit Gueïda (Fofana) ou moi, mais c'était de notre devoir de le faire.

Quand c'est la première fois, on est peut-être plus concentré que lorsqu'on le fait deux ou trois fois?(Il coupe) Ce n'est peut-être pas une question de concentration. Il y a l'adversaire qui est différent. A Montpellier, ils ont beaucoup insisté sur mon côté, ils étaient au courant que ce n'était pas mon poste, que j'étais plus amené qu'un autre à faire quelques erreurs. Je ne pense pas que ce soit un problème de concentration.

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