L'ambassadeur de France convoqué en Israël sur fond de tensions

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PARIS, 19 octobre (Reuters) - L'ambassadeur de France en Israël a été convoqué lundi par le ministère des Affaires étrangères israélien au lendemain des critiques émises par Benjamin Netanyahu sur une proposition, attribuée à la France, d'envoyer des observateurs internationaux sur l'esplanade des mosquées de Jérusalem. L'accès à ce lieu saint de l'islam et du judaïsme est au coeur du regain de tensions israélo-palestiniennes de ces dernières semaines qui ont fait huit morts côté israélien et une quarantaine côté palestinien. Des rumeurs, démenties par Israël, ont notamment circulé en septembre sur une modification des règles - "statu quo" - qui régissent le site depuis 1967. L'esplanade des Mosquées est administrée par les autorités religieuses jordaniennes. Les Juifs, qui l'appellent Mont du Temple, peuvent s'y rendre mais n'ont pas le droit d'y prier, ce que certains contestent. Face à l'escalade des tensions, le déploiement d'observateurs internationaux sur l'esplanade des mosquées aurait été évoqué au Conseil de sécurité de l'Onu, une proposition attribuée à la France par Israël. Prié de dire si Paris était à l'origine de cette initiative, le Quai d'Orsay n'a pas souhaité répondre. "L'ambassadeur de France a été reçu ce matin au ministère israélien des affaires étrangères", a dit le porte-parole du ministère français lors d'un point presse à Paris. "Les initiatives pour apaiser les tensions et favoriser une reprise des négociations de paix ont été évoquées", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails. Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué de son côté que le gouvernement avait réitéré son opposition à la présence d'observateurs internationaux sur le site dans la lignée des propos tenus par le Premier ministre dimanche. "Israël ne peut pas accepter le projet de résolution française au Conseil de sécurité de l'Onu", a déclaré Benjamin Netanyahu. "Il ne mentionne pas le terrorisme palestinien et il appelle à l'internationalisation du mont du Temple". "Israël va veiller à la protection des lieux saints, et protégera le statu quo. Israël n'est pas le problème sur le Mont du Temple, c'est la solution", a-t-il ajouté. A Paris, on insiste sur l'importance d'une déclaration du Conseil de sécurité de l'Onu face à la poursuite des violences. "Il est essentiel qu'il contribue à l'apaisement, en appelant au calme et à la retenue ainsi qu'au respect du statu quo sur l'esplanade des mosquées", a dit le porte-parole du Quai d'Orsay. "C'est dans cet esprit que la France travaillera, avec l'ensemble de ses partenaires, à une déclaration qui recueille le consensus autour de ces principes." (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • M7097610 le lundi 19 oct 2015 à 18:07

    qu'ils se tapent dessus, on s'en fout