L'AMA plus souple avec les cas positifs au meldonium ?

le
0

Alors que le sport, et le sport russe principalement, est secoué par différents scandales liés au meldonium, l’AMA annonce qu’elle est prête à se montrer plus souple avec les sportifs contrôlés positifs à ce médicament interdit depuis le 1er janvier dernier.

La multiplication des cas de contrôles positifs au meldonium commence à faire réfléchir au sein de l’Agence Mondiale Antidopage. Face au manque de connaissances scientifiques concernant cette molécule, et surtout sur la durée nécessaire pour en faire disparaître les traces dans l’organisme, qui semblent varier énormément entre les individus, l’AMA est prête à se montrer non pas conciliante, mais plus souple avec les sportifs pris la main dans le sac, tels Maria Sharapova. « Dans le cas du meldonium, il y a actuellement un manque d’éléments scientifiques clairs sur le délai d’évacuation par l’organisme, a déclaré le président de l’AMA Sir Craig Reedle dans un communiqué. Pour cette raison, un jury pourrait légitimement estimer, à moins d’une preuve spécifique du contraire, qu’un athlète ayant établi qu’il avait ingéré du meldonium avant le 1er janvier 2016 ne pouvait raisonnablement pas savoir ou soupçonner que le meldonium serait toujours présent dans son corps après le 1er janvier 2016. Dans ces circonstances, l’AMA considère qu’il pourrait y avoir matière à conclure à une absence de faute ou à une négligence de la part de l’athlète. »

Tout est une question de concentration

Dans une notice, l’Agence Mondiale Antidopage a transmis des consignes claires sur la manière dont les contrôles positifs au meldonium devront être traités. S’il reste qu’un athlète ayant pris du meldonium après le 1er janvier, après aveux ou avec de preuves objectives, sera suspendu à titre conservatoire et ses résultats effacés si le contrôle a lieu pendant une compétition, l’AMA donne des conseils aux différentes agences nationales. Si un athlète est contrôlé avec une concentration en meldonium dans une certaine fourchette, entre 1 et 14 µg/mL avec un test effectué avant le 1er mars 2016 ou une concentration en-deçà d’1 µg/mL pour un test après le 1er mars, soit la suspension sera maintenue dans l’attente des résultats des études concernant la substance, soit la suspension est provisoirement levée avec la menace d’une réactivation si les résultats des études tendent à prouver que le produit a été pris après le 1er janvier 2016. Le dernier cas concerne les athlètes qui avaient une concentration inférieure à 1 µg/mL lors d’un test effectué avant le 1er mars. Dans un tel cas, il est possible que la prise du meldonium ait été faite avant le 1er janvier 2016 et, dans ce cas, l’athlète pourra être convaincu de négligence ou il pourrait être décidé qu’il n’y a pas eu de faute, ce qui équivaudrait à une fin de suspension. Un cas qui pourrait tout à fait s’appliquer à Maria Sharapova, qui pourrait donc rapidement retrouver les courts.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant