L'alliance avec PSA est un des outils pour réparer Opel, dit GM

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POUR GM, L'ALLIANCE AVEC PSA EST UN OUTIL DE PLUS POUR RÉPARER OPEL
POUR GM, L'ALLIANCE AVEC PSA EST UN OUTIL DE PLUS POUR RÉPARER OPEL

GENEVE (Reuters) - L'alliance avec PSA Peugeot Citroën n'est qu'un aspect du plan concocté par General Motors pour remettre sur pied sa filiale européenne déficitaire Opel, a déclaré mardi un des vice-présidents de GM, Steve Girsky.

C'est "un outil de plus de la boîte à outils en Europe", a-t-il dit à la presse lors du Salon de l'automobile de Genève.

Steve Girsky n'a pas dit quelle serait la prochaine étape du plan de GM pour l'Europe, une région où, de l'avis des analystes et des patrons du secteur automobile, les capacités de production sont supérieures de 20% au moins à ce qui serait nécessaire pour conserver des constructeurs rentables.

"Les capacités excédentaires ne sont pas un problème de GM mais un problème sectoriel", a dit Steve Girsky.

"La seule chose que je puisse vous dire, c'est que nous mobilisons tout ce que nous avons pour améliorer notre rentabilité européenne au niveau de tous les soldes, améliorer le chiffre d'affaires et la structure des coûts fixes pour améliorer le niveau de point mort. Nous en dirons plus lorsque nous en saurons plus."

GM a conclu un accord avec le syndicat allemand de la métallurgie IG Metall qui prévoit qu'il n'y aura pas de suppressions d'emplois jusqu'en 2014.

Steve Girsky n'a pas dit combien GM s'attendait à perdre en Europe cette année. Son concurrent Ford Motor a dit qu'il perdrait de 500 à 600 millions de dollars, en raison surtout d'une baisse de 8,5% des ventes de l'ensemble du secteur en Europe cette année. Cela fait 12 ans que GM perd de l'argent en Europe, notamment 747 millions de dollars l'an dernier.

Quant à l'alliance entre GM et PSA dévoilée la semaine dernière, le premier produit de la plate-forme commune aux deux constructeurs verra sa production débuter en 2016, a confirmé Steve Girsky, mais, a-t-il ajouté, pour ce qui est des premiers signes bénéfiques concrets, ils devraient faire leur apparition dès cette année.

PSA a indiqué mardi à Genève qu'il se donnait 18 mois pour résoudre le problème de ses usines européennes en surcapacité, ajoutant que la manière dont les constructeurs américains comme GM ont restructuré leur outil industriel devait servir de leçon aux Européens.

Bernie Woodall, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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