L'Allemagne prise dans la tenaille polonaise

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L'Allemagne prise dans la tenaille polonaise
L'Allemagne prise dans la tenaille polonaise

Opposés dans un match plaisant où les défenses ont pris le pas sur les attaques, Allemagne et Pologne se quittent dos à dos (0-0) à Saint-Denis.

Allemagne 0-0 Pologne


Les milliers d'Allemands et de Polonais présents à Saint-Denis ne fouteront probablement pas un pied à l'opéra de Paris mais pourtant, c'est bien à un ballet qu'ils sont en train d'assister. Pas celui pour lequel ils avaient acheté leurs ticket, mais un délicat récital quand même. Eux qui voulaient voir des lucarnes de Lewandowski, des tranversales de Kroos et des petits ponts de Mesut Özil admirent de magnifiques anti-héros se distinguer. Ils s'appellent Boateng, Hümmels, Glik ou Pazdan et s'il y a 0-0 à la mi-temps de ce Pologne-Allemagne, ce n'est pas de leur faute mais grâce à eux. En témoigne la beauté et l'intelligence de ce mouvement de Jérôme Boateng qui, en une fraction de secondes voit son partenaire de défense centrale avancer et suit le mouvement pour mettre Lewandowski hors-jeu in-extremis. Pas en reste, Pazdan mange Götze à l'heure du diner quand Glik et Hümmels distribuent les jolies relances. Et si la paire allemande jouent bien plus haut que la paire polonaise en dépassant allègrement la ligne médiane par séquence, c'est bel et bien parce que ce match a, a défaut d'avoir été une goleada, a été une opposition de style réussie. Non, tous les 0-0 ne sont pas chiants.

La guerre des styles


Sami Khedira n'est pas du genre à bluffer. A son avantage face à l'Ukraine, le Turinois est là pour en découdre. Trois minutes, un coup de coude et une faute tactique probablement bossée avec Chiellini plus tard, le numéro 6 de la Mannschaft prend le premier carton jaune d'un match dont le scénario s'écrit rapidement : à l'Allemagne la balle, à la Pologne les espaces. Extrêmement compact, le bloc polonais compte sur les sorties de balles soyeuses de Krychowiak pour lancer les fusées Lewandoski, Milik, Kuba et Grosicki devant. Et vu que la défense assure, bien aidée par un Götze complètement transparent, le plan fonctionne plutôt bien. Pendant que l'ancien de Reims fait plaisir au stade de France en dégainant un spin-move emprunté à la NBA, Lewandowski prend le meilleur sur Hummels mais Boateng vient à la rescousse. Moins visibles que les centraux, les latéraux souffrent un peu plus. C'est le cas de Piszczek,…



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