L'Allemagne ouvre le débat sur la déchéance de nationalité des djhadistes

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L'Allemagne ouvre le débat sur la déchéance de nationalité des djhadistes
L'Allemagne ouvre le débat sur la déchéance de nationalité des djhadistes

En France, la proposition, faite après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, avait échoué sur fond de tiraillements politiques, divisant la gauche. En Allemagne, le débat sur la déchéance de nationalité des djihadistes binationaux ne fait que débuter. Le ministre de l'Intérieur conservateur (CDU) Thomas de Maizière a introduit cette proposition controversée dans un catalogue de mesures élaboré après une série d'attaques en juillet en Allemagne.

 

Quelque 820 djhadistes. «Les Allemands qui participent aux combats à l'étranger pour une milice terroriste et qui possèdent une autre nationalité doivent à l'avenir perdre leur nationalité allemande», a proposé le ministre lors d'une conférence de presse. Quelque 820 djihadistes ont quitté l'Allemagne pour la Syrie et l'Irak, selon un décompte au mois de mai des services secrets allemands. Près d'un tiers d'entre eux est déjà rentré en Allemagne et environ 140 autres ont été tués. Quelque 420 seraient ainsi encore en territoire syrien ou irakien. Enfin le ministre s'est opposé à une interdiction du port du voile intégral réclamé par certains responsables conservateurs : «On ne peut pas interdire tout ce qu'on rejette, et je rejette le port de la burqa».

 

Convaincre les sociaux-démocrates. Alors que des scrutins régionaux sont prévus en septembre d'abord en Mecklembourg-Poméranie-Antérieure, fief électoral d'Angela Merkel mais aussi bastion de l'extrême-droite, puis Berlin, le ministre conservateur va devoir travailler dur pour imposer cette mesure aux sociaux-démocrates, partenaires incontournables au sein du gouvernement de coalition de la conservatrice Angela Merkel. «Ce sera un point difficile avec le SPD mais je pense que ça deviendra acceptable» à terme pour ce parti, a-t-il dit, se fixant comme objectif de faire adopter cette mesure et d'autres avant les législatives de l'automne 2017.  Un responsable du parti des Verts, Volker Beck a lui ...

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