L'Allemagne lie usage du FESF et contrôle européen

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L'Allemagne lie usage du FESF et contrôle européen
L'Allemagne lie usage du FESF et contrôle européen

BERLIN (Reuters) - L'Allemagne reste opposée à l'usage des fonds de renflouement pour recapitaliser les banques tant que la surveillance financière reste au niveau national et non pas européen, a-t-on déclaré jeudi de source gouvernementale allemande.

Plus généralement, cette source s'est employée, sous couvert d'anonymat, à tempérer les attentes entourant le sommet de l'Union européenne qui s'ouvre ce jeudi.

"La question des progrès en vue d'une union budgétaire ne peut se résoudre en un jour", a-t-elle dit, ajoutant que le but de la réunion était de préparer un plan ambitieux pour l'Europe.

La source allemande a précisé à quelques journalistes que la chancelière Angela Merkel avait eu des discussions "intenses" avec François Hollande mercredi soir à Paris, et qu'ils avaient bien avancé dans la préparation du sommet. Toutefois, elle a précisé qu'aucun détail de ces discussions n'avait été divulgué.

L'Allemagne estime pour sa part que l'Union européenne dispose des instruments nécessaires - sous la forme du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du Mécanisme européen de stabilité (MES) - pour traiter les cas particuliers, Italie comprise, a également déclaré la source.

S'agissant de la flambée des coûts d'emprunt que subissent l'Italie et l'Espagne, la source a dit : "Nous mettons en garde contre toute incitation exagérée à paniquer."

En ce qui concerne la Grèce, la "troïka" de ses créanciers internationaux retournera à Athènes la semaine prochaine pour examiner la situation et l'audit devrait prendre plusieurs semaines, a précisé la source gouvernementale allemande.

Les représentants de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international ont dû reporter leur voyage cette semaine en raison du problème de santé du nouveau Premier ministre grec.

Antonis Samaras a été opéré d'un oeil le week-end dernier.

Par ailleurs, aucune décision n'est attendue lors du sommet concernant le remplacement de Jean-Claude Juncker à la présidence de l'Eurogroupe. Toutefois, selon la source gouvernementale allemande, des discussions sur la question pourraient avoir lieu en marge de la réunion.

Gernot Heller, Wilfrid Exbrayat et Juliette Rouillon pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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  • M5859377 le jeudi 28 juin 2012 à 12:21

    il faut exporter le modèle social français à l'échelle de l'europe, augmenter les salaires et fermer nos frontières aux pays qui nous font de la concurrence déloyale

  • M5859377 le jeudi 28 juin 2012 à 12:07

    Continue Angela: l'euro va te péter à la figure