L'Allemagne, géant vert pâle de la transition énergétique

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Les Allemands se sont engagés dans un projet gigantesque. Le défi des années 1990 était la réunification. Aujourd'hui, c'est la transition énergétique.
Les Allemands se sont engagés dans un projet gigantesque. Le défi des années 1990 était la réunification. Aujourd'hui, c'est la transition énergétique.

"Fukushima a changé ma position sur le nucléaire." D'une phrase, prononcée après la catastrophe japonaise, en juin 2011, Angela Merkel a fait prendre à son pays un tournant décisif. Alors que la chancelière s'était prononcée quelques mois plus tôt pour un prolongement de l'activité des 17 centrales nucléaires allemandes, la voilà qui annonce leur fermeture pour 2022. L'équivalent, à l'époque, de près du quart de la production électrique du pays.

L'onde de choc de Fukushima, ressentie à "titre personnel" par la dirigeante, n'est évidemment pas le seul motif de ce revirement. En coupant l'herbe sous le pied d'une opposition rouge-verte qui défendait cette proposition depuis une décennie, certains y ont vu une nouvelle manifestation de son "merkievelisme". Dès 2000, le gouvernement du social-démocrate Gerhard Schröder avait fait de la transition énergétique une priorité.

Mais ce virage a aussi et surtout été pris à la faveur d'une opinion publique allemande majoritairement, viscéralement pour cette sortie de l'atome. En deux ans, un important coup d'accélérateur vers l'atteinte des objectifs énergétiques ambitieux du pays a donc été donné. D'ici à 2050, il s'agit de réduire par dix les émissions de gaz à effet de serre et de produire 80 % de son électricité grâce à des sources renouvelables.

Un projet aussi gigantesque que la réunification

Amendée durant l'été 2011 pour prendre en compte la sortie du...

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