L'alimentation, un risque pour la santé, selon 66% de consommateurs dans le monde

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63% des consommateurs mondiaux sont attentifs à l'origine des aliments. (fcafotodigital / Istock.com)
63% des consommateurs mondiaux sont attentifs à l'origine des aliments. (fcafotodigital / Istock.com)

(Relaxnews) - Vache folle, grippe aviaire, concombre contaminé, lasagnes à la viande de cheval... Les diverses crises sanitaires ont eu raison de la confiance des consommateurs, au point que 66% envisagent les aliments comme un possible risque pour leur santé. Ils étaient 53% en 2012. Le défi pour le Salon international de l'alimentation, qui présente sa vaste étude TNS Sofres ce mardi 6 septembre, sera immense en octobre prochain, à Paris. 

Le rapport des consommateurs à l'alimentation a changé. Si la crise économique a bien sûr incité de nouvelles habitudes pour restreindre le budget des courses alimentaires, les crises sanitaires n'ont pas aidé à rassurer les consommateurs. La confiance dans les aliments est passée de 85%, en 2012, à 83% en 2016. Russes et Chinois affichent le plus fort recul, de l'ordre respectivement de neuf et six points.

Aussi, plus de six consommateurs sur dix (66%) estiment que l'alimentation peut être un facteur de risque pour la santé. Un constat indispensable pour comprendre leurs choix et leurs préférences dans les rayons des grandes surfaces. La même proportion choisit par exemple des produits simples, sinon peu transformés. 63% sont attentifs à l'origine des aliments, surtout les habitants d'Asie du Sud-Est (82%). 67% achètent volontiers des produits sans conservateurs ni colorants.

Fabriquer soi-même ses aliments, une réponse aux inquiétudes

Il existe aujourd'hui deux façons de s'assurer de la qualité d'un produit alimentaire. Le premier consiste à acheter en circuit court (42%) : les Chinois sont les plus friands de cette démarche (77%). Le second est de pratiquer l'autoproduction d'aliments (48%), c'est-à-dire faire pousser des herbes aromatiques, planter des légumes et s'occuper d'une poule à la maison pour recueillir ses oeufs. Une habitude en Asie (84% en Asie du Sud-Est), moins en Europe à l'exception de la France qui fait figure de fer de lance (46%). Parmi les initiatives marquantes, la dernière innovation de Prêt à pousser, la société française qui s'était illustrée avec son kit pour faire pousser des champignons dans son domicile en 2014, devrait susciter à nouveau la curiosité avec son jardin d'intérieur : des capsules biodégradables pour faire germer des herbes aromatiques sous une lampe LED.

Adieu les alicaments, bonjour les superaliments

"Les alicaments sont morts", prévient Xavier Terlet, président de XTC World Innovation, cabinet expert des innovations alimentaires dans le monde. Ces produits alimentaires, contraction de "aliments" et médicaments", promettaient de soigner par la nourriture. La naturalité est finalement devenue le maître mot. Une nouveauté qui n'a pas échappé aux industriels de l'agroalimentaire, qui misent sur ce que l'on appelle les "superaliments", tels que les baies de goji ou d'açai.

Au Salon international de l'alimentation, qui sera le plus grand hypermarché du monde, du 16 au 20 octobre à Paris-Nord Villepinte, des chips au chou kale incarneront cette mode, tout comme les nombreuses innovations autour du quinoa, de l'épeautre ou du granola... Les graines auront la cote !

Le salon professionnel, qui permet de découvrir ce que l'on mangera dans les mois et les années à venir, annonce de nouveaux ovnis à la liste des ingrédients bénéfiques., comme le kombucha, un produit issu de la fermentation des feuilles de thé. Une entreprise slovaque présentera une boisson pétillante sous le nom "Captain Kombacha". Les légumineuses seront aussi présentes, pour le plaisir des végétaliens. "2016, c'est l'année des légumineuses", prévient Xavier Terlet. Et d'expliquer : "Elles permettent de fabriquer des aliments vegan meilleurs en goût". Faut-il rappeler que les consommateurs qui excluent tout ingrédient d'origine animale réalisent des pâtisseries à base de jus de pois chiche montés en neige, pour remplacer les blancs d'oeufs ? 

Et cette étude le rappelle : le plaisir gustatif reste l'un des premiers critères d'achat du consommateur (58%). En ces temps de crise, l'alimentation s'avère être la source de vrais moments de bonheur pour 83% de Russes, 77% de Britanniques, 76% d'Espagnols et 75% d'Allemands.

Et si les consommateurs ont besoin d'être rassurés, ils peuvent désormais faire confiance à leur smartphone qui leur indiquera tous les ingrédients d'un article. Les industriels prennent le pli des paquets connectés.

Cette étude a été réalisée en France, en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Russie, en Chine, en Asie du Sud-Est, au Moyen-Orient. Selon les pays, l'échantillon est de plus ou moins 500 individus âgés de 18 ans ou plus, interrogés du 25 mars au 22 avril 2016.

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  • tttt9 il y a 7 mois

    C'est prouvé scientifiquement qu'une mauvaise alimentation est néfaste pour la santé.Qu'est-ce qu'une mauvaise alimentation ? trop gras; trop sucré; trop salé (comme les produits transformés) ; peut-être trop chimique, pesticides ?