L'Algérie ne sait plus où elle va

le , mis à jour à 09:49
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L'Algérie ne sait plus où elle va
L'Algérie ne sait plus où elle va

Dans quel autre pays au monde un président « triomphalement » réélu pour un 4e mandat avec 81,53 % des voix (en 2014) pourrait ne jamais apparaître en public, ne jamais prendre position, ne jamais faire entendre le son de voix ? Ainsi va la vie en Algérie où en « l'absence » prolongée d'Abdelaziz Bouteflika, malade et vieillissant, le pouvoir est exercé de manière opaque, sans que l'on sache très bien par qui. Par son frère Saïd (conseiller à la présidence) très probablement. Par les généraux qui ont toujours exercé une grosse influence sur le destin du pays depuis l'indépendance. Par un petit cercle de chefs d'entreprise fortunés, aussi, qui trustent désormais le monde des affaires.

« La transparence n'a jamais été le fort de l'Algérie mais là, on atteint des sommets », soupire un expert de la région assez inquiet face au danger d'une succession mal gérée. Jusqu'à présent la population algérienne était partagée entre résignation et respect pour le vieux chef de 79 ans. Les mouvements de protestation étaient — plus ou moins — circonscrits. Mais la donne sociale est en train de changer.

Avec la France, des relations au beau fixe

Dans une économie à ce point dépendante du gaz et du pétrole (96 % des exportations), l'effondrement du prix des hydrocarbures crée de grosses tensions. Le gouvernement est désormais contraint de relever certains prix (essence, électricité...) et de multiplier les mesures d'austérité. « Tant que les généraux redistribuaient la rente sous forme de subventions, tout allait bien. Maintenant que les cordons de la bourse se resserrent, c'est nettement plus compliqué », admet un patron franco-algérien.

Et la France dans tout ça ? « Nous sommes les derniers à pouvoir dire quoi que ce soit de négatif », explique-t-on à l'Elysée, où on ne veut surtout pas fâcher l'allié algérien. C'est une des raisons pour laquelle Paris ne communique jamais sur l'état de ...

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