L'« airpocalypse » gagne le Japon

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La pollution en Chine est aujourd'hui telle que les médias et une large majorité de l'opinion réclament de concert un autre modèle de développement
La pollution en Chine est aujourd'hui telle que les médias et une large majorité de l'opinion réclament de concert un autre modèle de développement
Les populations de l'ouest du pays commencent à s'inquiéter.

L'« airpocalypse », surnom donné à la pollution atmosphérique qui sévit et fait le buzz en Chine depuis le début de l'année, pourrait avoir des conséquences sanitaires, énergétiques et politiques majeures. Le modèle de développement sera-t-il retoqué, suivant le souhait des masses et des médias ? L'énergie durable fera-t-elle l'objet d'une place plus importante dans le bouquet énergétique de l'Empire du Milieu ?

Gageons en tout cas que Pékin, considérant également l'impact politique de la situation actuelle, ait engagé une réflexion de fond pour tenter de réduire les rejets de gaz à effet de serre nationaux et, ce faisant, purifier l'atmosphère des grandes villes.

En attendant, poussée par les vents, la pollution s'est propagée à l'ouest du Japon, ce qui n'améliorera pas les relations déjà très tendues entre les deux pays et a conduit les pouvoirs publics nippons à diffuser des consignes strictes de sécurité. Les seuils limites de pollution ont il est vrai été dépassés, en particulier « la concentration de très fines particules qui a atteint jusqu'à cinquante microgrammes par mètre cube ces derniers jours, bien au-dessus de la norme maximum autorisée de trente-cinq microgrammes ».


Le site Internet du ministère de l'Environnement pris d'assaut

Des particules qui émaneraient des gaz d'échappement et/ou des fumées d'usines, et non des sables des déserts chinois et mongol. « À cette époque de l'année, il n'y a pas de vent de sable, donc ce sont bien des particules toxiques auxquelles nous avons affaire », fait ainsi valoir Atsushi Shimizu, l'un des responsables de l'Institut japonais des études environnementales, cité par nos confrères de l'AFP.

Le ministère de l'Environnement, lui, a vu son site Internet submergé de demandes de particuliers désireux de s'informer et de savoir comment se protéger. De même, « le téléphone n'arrête pas de sonner avec au bout du fil des gens très inquiets pour leur santé », a rapporté un responsable du ministère lui aussi cité par l'Agence.

Le pire est peut-être encore à venir...
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