«L'Airbnb des migrants» rencontre un franc succès

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En moins d’une semaine, le site a enregistré plus de 600 propositions d’hébergement pour des durées pouvant aller jusqu’à plusieurs mois. En ville, à la campagne, ou à l’étranger, les propositions sont nombreuses.

Comment aider les réfugiés ? Pour permettre aux bonnes volontés d’offrir leur hospitalité pendant un mois, un trimestre ou un an, une nouvelle initiative baptisée Calm (Comme à la maison) propose de mettre en relation migrants et bénévoles, une initiative inspirée de l’économie du partage, et dont le succès ravit ses parrains. «Je viens de recevoir un mail pour une chambre pour 3 à 4 mois sur Paris!» Dans les locaux de l’association Singa, Nathanaël Molle, le cofondateur du projet, s’enthousiasme.

Depuis le lancement du projet il y a quelques jours, la fréquentation du site internet de Singa s’est emballée: en fin de semaine, pas moins de 600 personnes se sont inscrites pour proposer de l’aide, avec une spontanéité aux antipodes du discours de repli souvent associé aux thèmes liés à l’immigration.«On a tous types de familles parmi les inscrits: des agriculteurs, des banquiers, des gens qui vivent à la campagne, d’autres en ville, à Béziers, Montpellier, Bruxelles...», s’enthousiasme Alice Barbe, autre cofondatrice de Singa.

Lancée il y a deux ans pour faciliter l’insertion socio-économique des réfugiés, l’association espère, via ce nouveau projet, installer une première famille d’ici une semaine.

Un mélange d’esprit start-up et associatif

«Il y a aujourd’hui un vrai réveil de la société civile sur cette question-là. On ne peut plus rester sans rien faire, c’est un message qu’on reçoit tout le temps», affirme-t-il, en soulignant combien il est important de lutter contre une image «misérabiliste» du réfugié. Les responsables de Singa multiplient actuellement les réunions avec les familles intéressées, pour les former et qu’elles s’engagent dans l’aventure dans les meilleures conditions.

«Un jour, j’ai reçu chez moi un groupe d’Afghans. J’avais investi beaucoup d’affect dans leur accueil, beaucoup cuisiné pour leur offrir un bon déjeuner. Lorsque j’ai posé le dessert sur la table, j’ai demandé: Qui en veut? Personne n’a bougé. Comme je n’allais pas manger mon dessert toute seule, je suis repartie avec mon plat. Je ne savais pas à ce moment que leur culture exigeait que j’insiste deux ou trois fois avant qu’ils n’acceptent. Même s’il était évident qu’ils avaient très envie de ce dessert», explique au Point Quitterie Simon, qui dispense des formations aux familles.

La petite équipe de cet «Airbnb du migrant» qui combine esprit start-up et enthousiasme associatif, prépare déjà les prochaines étapes: lancement d’une campagne de financement participatif (»crowdfunding») fin septembre, mise en place d’un site internet dédié, développement dans toute la France, installation au Québec d’ici la fin de l’année... Au-delà, l’association rêve de monter des projets similaires en Allemagne, en Belgique... Alice Barbe en est convaincue: «Si on donne une chance à ces réfugiés et si on améliore les conditions d’accueil, on peut arriver à une société ou le vivre-ensemble est possible pour tout le monde».

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  • best01 le jeudi 3 sept 2015 à 14:35

    a indiquer a catherine DENEUVE QUI A SON EMAIL ???

  • heimdal le jeudi 3 sept 2015 à 13:31

    Tout est bon pour récupérer l'argent de l'état.

  • M348281 le jeudi 3 sept 2015 à 13:09

    J'espère que TOUS les politiques vont s'inscrire !

  • matt62 le jeudi 3 sept 2015 à 11:58

    encore des gens qui essayent sur le dos des cons de se faire le l'argent start up on en reparlera plus tard vous verrez

  • xela78 le jeudi 3 sept 2015 à 11:21

    Ce n'est pas une mais des milliers de familles qui devraient etre hébergées par l'intermédiaire de votre site. Vu les témoignages sur les médias. Mais c'est toujours les autres qui doivent faire. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais.