L'aile gauche du PS veut une réorientation et des primaires

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LA GAUCHE DU PS SOUHAITE DES PRIMAIRES EN 2016
LA GAUCHE DU PS SOUHAITE DES PRIMAIRES EN 2016

PARIS (Reuters) - L'aile gauche de Parti socialiste a réaffirmé samedi lors d'un conseil national du PS que le candidat à la présidentielle devrait être désigné lors de primaires en 2016 et que le soutien à François Hollande ne devait pas être automatique.

Trois semaines après la cuisante défaite du parti aux élections européennes, le courant emmené par Emmanuel Maurel et Marie-Noëlle Lienneman, notamment, réclame dans l'immédiat une réorientation de la politique menée par l'exécutif.

"Nous en appelons à une réorientation générale, pas seulement à une inflexion. Nous voulons aussi que le PS soit plus activement associé à l'élaboration des politiques publiques et redevienne le coeur battant de toute la gauche", explique samedi Emmanuel Maurel dans Le Monde.fr.

"On voit bien qu'il y a un débat qui se pose dès aujourd'hui", renchérit Marie-Noëlle Lienneman sur BFM-TV.

Emmanuel Maurel souhaite qu'un congrès du PS se tienne "le plus tôt possible" pour que les militants se prononcent sur les orientations et la stratégie du parti.

Concernant la question des primaires, le secrétaire national du PS estime que l'actuel chef de l'Etat "s'est lové dans les institutions comme ses prédécesseurs" mais qu'il n'y a aucune raison pour qu'il soit le candidat naturel du parti en 2017.

"On s'est doté de règles claires qui passent par le choix de notre candidat à la présidentielle par nos sympathisants. Ces règles ne sont remises en cause par personne. Oui, il faudra une primaire en 2016", explique-t-il.

"Il serait tout de même curieux que ce que nous avons jugé formidable et démocratique en 2011 ne le soit plus cinq ans après", ajoute-t-il.

Un avis partagé par Marie-Noëlle Lienneman, laquelle souhaite que d'autres candidats puissent "incarner une alternative et une autre conception du rassemblement des Français et de la gauche".

Emmanuel Maurel considère que la nomination de Manuel Valls à Matignon constitue "une curieuse réponse au message envoyé par les électeurs aux municipales, assortie en plus d'un rétrécissement alarmant de la majorité".

"Manuel Valls est Premier ministre, on fait avec. Pour l'instant, il se contente de dire qu'il applique la feuille de route du président", souligne-t-il.

(Gérard Bon)

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