L'aigle noir s'est envolé à Lyon

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L'aigle noir s'est envolé à Lyon
L'aigle noir s'est envolé à Lyon

Ballotés pendant vingt minutes, les Albanais sont parvenus à ouvrir le score sur une belle tête de lenjani. Ils ont ensuite résisté face à de peu inspirés Roumains tout en jouant à les coups en contre-attaques. Une victoire logique célébrée dans une ambiance de feu et qui laisse la porte ouverte à un une historique qualification pour les huitièmes de finale en attendant les résultats des groupes C et D.

Roumanie 0-1 Albanie

But : Sadiku (43e)

Il paraît que la France est envahie par les Roms. Cela ne s'est pas vu à Lyon ce dimanche soir où l'équivalent de trois fois la population de l'Albanie s'était donné rendez-vous pour supporter son équipe nationale et agiter dans les tribunes d'un stade des lumières – pour le coup loin d'être plein - le drapeau aux deux aigles. Cet étendard est de loin le plus classe de cet Euro, le plus XIXème siècle, le plus "Tintin en Syldavie", il sent le regard noir des hommes et des femmes d'honneur des montagnes arides, ce drapeau et ses aigles, c'est la tête du Maure des Corses en version balkanique. Parce qu'il en faut aux Albanais de la fierté et de l'honneur pour tenter d'exister sur la carte du football européen. De l'unité et du symbole aussi quand on a vu Lorik Cana, de retour de suspension, s'échauffer avec ses camarades dans un stade déjà bouillant un quart d'heure avant le début de la rencontre. Une partie débutée comme un seizième de finale, avec du cœur et du courage côté Albanais, il fallait voir le pressing désespéré de Sadiku, l'avant-centre de la sélection, sur les défenseurs roumains après seulement cinq minutes et - il faut bien le reconnaître - un peu plus de maîtrise et de talent du côté des Roumains qui ont évolué quasiment avec quatre attaquants dont Stanciu, auteur d'une belle reprise de volée des seize mètres boxée par Berisha sur sa ligne.

Oui mais voilà, ce n'est parce que les Albanais, majoritairement issus de la diaspora, sont prêts à mourir sur le terrain qu'ils ne sont pas capables de s'élever au-delà de leur statut d'hommes de devoir et de leur pressing de mort de faim. Après 20 minutes de jeu, une combinaison à trois se conclue par une talonnade de Sadiku au milieu du terrain vers Memushaj, qui renverse vers la gauche sur Hysaj dont le centre trouve Lenjani, seul à six mètres, mais qui trouve le moyen de la mettre au-dessus pour le plus grand malheur de tout un stade. C'est le début d'une belle séquence des Albanais qui trouvent des espaces dans la profondeur, notamment sur leur côté droit avec un Hysaj en feu. Le Napolitain est au four à pizza et au pressoir à huile, défend, déborde, renverse, transperce. Il donne des idées à Memushaj qui envoie un long centre vers Armando Sadiku – quel nom ! -…




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