L'aide de l'Etat pour la réforme des rythmes scolaires prolongée

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L'AIDE DE L'ÉTAT POUR LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES RECONDUITE
L'AIDE DE L'ÉTAT POUR LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES RECONDUITE

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Education nationale a annoncé mercredi le prolongement d'un an de l'aide de l'Etat aux communes pour la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, réforme encore très contestée, y compris par des enseignants.

Benoît Hamon a confirmé l'intention du gouvernement d'appliquer la semaine de quatre jours et demi d'école dans toutes les communes de France à la rentrée prochaine, malgré l'opposition de nombre de mairies, dont celle de Marseille.

"C'est dans l'intérêt de l'enfant", a fait valoir le ministre de l'Education. "Il était essentiel que l'on revienne à (...) cinq matinées travaillées pour faire en sorte que nos enfants apprennent mieux."

Il a cependant admis que cette réforme, lancée par son prédécesseur, Vincent Peillon, posait des problèmes de mise en oeuvre dans certaines communes, notamment de financement des activités périscolaires. Problèmes qu'un décret complémentaire présenté mercredi en conseil des ministres est censé régler.

Concernant le financement des activités périscolaires, l'Etat aide cette année scolaire (2014-2015) les communes à hauteur de 50 euros par enfant par le biais d'un "fonds d'amorçage", a-t-il rappelé sur France Inter.

A ce montant s'ajoutent 40 euros dans les zones en difficulté et 54 euros des caisses d'allocations familiales dans certains cas, a précisé Benoît Hamon.

"Le fonds d'amorçage (...) sera reconduit pour l'année (scolaire) 2015-2016 et son montant sera calibré, notamment pour répondre aux communes qui connaissent de grandes difficultés", a annoncé Benoît Hamon. Le montant du fonds est de 360 millions d'euros dans le budget 2014.

Le décret complémentaire et la circulaire qui l'accompagne prévoient par ailleurs une adaptation des nouveaux rythmes scolaires à la spécificité des écoles maternelles.

Le décret prévoit aussi des dérogations pendant une période expérimentale de trois ans pour tenir compte de la spécificité des communes de montagne ou rurales, qui pourront concentrer les activités périscolaires sur une seule après-midi pour mutualiser les intervenants.

Des maires pourront enfin réduire la semaine travaillée des élèves à 23 heures au lieu de 24 en grignotant sur le temps de vacances, notamment de vacances d'été.

Ces expérimentations pourront être prolongées dans trois ans si elles sont jugées conformes à l'intérêt des élèves, a dit le ministre de l'Education nationale.

(Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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  • zzxcvb41 le mercredi 7 mai 2014 à 11:31

    Encore un beau gachis d'argent.

  • pbenard6 le mercredi 7 mai 2014 à 11:28

    hamon ce matin sur France inter, bla,bla,bla, bla,bla,bla; de la langue de bois comme d'habitude et bien sûr toujours dans l'intérêt de l'enfant qui malheureusement ne peut même pas donner son avis

  • jeepinv le mercredi 7 mai 2014 à 11:24

    Est-ce que les socialistes pourraient, de temps en temps, faire des réformes qui rapportent de l'argent au lieu d'en coûter et de nécessiter toujours plus de fonctionnaires?