L'agonie de Kashgar, ancien joyau de la route de la soie

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Sous prétexte de «modernisation», la vieille ville de Kashgar, trésor d'architecture musulmane de l'ouest de la Chine, disparaît sous les pelleteuses.

Il n'y a plus à redouter que la vieille ville de Kashgar soit détruite. Le mal est fait, désormais, presque entièrement consommé. Les vieux quartiers de l'antique cité de la route de la soie à l'ouest de la Chine fument sous la poussière des chantiers. Là où l'on marchait à l'ombre des vieux murs de terre, des voies sans charme ont été créées. Les bulldozers achèvent le plus grand massacre du patrimoine de ce début de siècle. Kashgar, ce joyau d'architecture musulmane enchâssé aux confins de l'Asie centrale et du monde chinois, a vécu.

Le maître mot des autorités, bien sûr, c'est la «modernisation». Il faut offrir des logements sains à la population, élargir les rues pour laisser passer les camions de pompiers et les secours, construire aux normes antisismiques. Pourtant, on sait de par le monde ­rénover sans saccager, apporter le confort sans sacrifier le charme. Les caciques locaux ont toujours assuré que les constructions s'inspireraient de l'ancienne a

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