L'agence S&P abaisse la note souveraine de la Grèce

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(Actualisé avec détails, contexte) 6 février (Reuters) - Standard & Poor's a abaissé vendredi d'un cran la note souveraine de la Grèce, de B à B-, l'agence de notation estimant que les contraintes pesant sur les banques du pays en termes d'accès à des liquidités resserraient le calendrier dont dispose le gouvernement pour aboutir à un accord avec ses créanciers. Le nouveau Premier ministre, Alexis Tsipras, est arrivé au pouvoir il y a moins de deux semaines, grâce notamment à la promesse de revenir sur des mesures d'austérité consenties par le gouvernement précédent en contrepartie d'un plan d'aide de 240 milliards d'euros. Malgré une tournée des capitales européennes, il semble, à ce stade, avoir du mal à convaincre ses partenaires européens de renégocier tout ou partie de la colossale dette grecque. En outre, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé mercredi de ne plus accepter les obligations d'Etat grecques en garantie de ses financements, ce qui revient à faire peser sur la seule banque centrale nationale grecque la responsabilité du financement des banques. Dans la journée, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a dit respecter le choix des électeurs grecs, mais il a jugé essentiel que le nouveau gouvernement respecte les engagements pris par Athènes et qu'il coopère avec le Fonds monétaire international (FMI), la BCE et la Commission européenne. A Athènes, Alexis Tsipras a au contraire réaffirmé sa volonté de "mettre un point final" aux politiques d'austérité définies par l'UE. ID:nL6N0VF2MG "Même si le nouveau gouvernement n'est en place que depuis à peine deux semaines, nous pensons (...) que les contraintes en termes de liquidités réduisent les délais durant lesquels il peut parvenir à un accord avec ses créanciers officiels", estime S&P, qui ajoute que la note souveraine grecque reste sous "surveillance négative", ce qui veut dire qu'elle pourrait encore être abaissée. "Une prolongation des discussions avec les créanciers officiels (...) pourrait conduire à des retraits de dépôts et, dans le pire des cas, à la mise en place de contrôles des capitaux et à la perte de l'accès à du financement de dernier ressort, ce qui pourrait résulter en une exclusion de la Grèce de l'Union économique et monétaire." (Bertrand Boucey pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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