« L'âge ne nous condamne plus à une identité forcée »

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INTERVIEW - Il est aujourd'hui plus facile de vivre sa vieillesse comme on l'entend, explique Pierre-Henri Tavoillot, philosophe et maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne Paris IV.

Le Figaro. - Vous étudiez depuis longtemps la philosophie des âges de la vie. Il semble qu'aujourd'hui, notre regardsur la vieillesse soit en pleine mutation. Comment interprétez-vous cette révolution des mentalités?

Pierre-Henri Tavoillot. - En réalité, l'idée que la vieillesse puisse être relative est une donnée constante. Dès Platon, les philosophes ont parlé d'un «jeunisme de l'esprit», celui qui anime tous ceux qui aspirent à rester jeunes au niveau moral: être ouvert, continuer d'avoir des projets, ne pas s'ossifier dans une pensée ou un statut... Cette attitude mentale se confond avec ce que Rousseau appelait «la perfectibilité» ou Sartre «la liberté». Depuis longtemps donc, ont été explorés les arguments qui affirment que l'on peut...

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