L'âge idéal pour le premier portable divise

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Selon une étude de Cetelem, les classes moyennes françaises préconisent l'achat du premier téléphone portable à 14,5 ans alors que les Britanniques optent pour 12,5 ans et les Russes pour 10 ans.

Le téléphone portable divise les classes moyennes européennes. Selon une étude de la société de crédit à la consommation Cetelem, l'âge auquel un enfant devrait posséder son propre téléphone portable varie grandement d'un pays à l'autre. Il est globalement plus précoce en Europe de l'Est (11,8 ans en moyenne, les Russes et les Tchèques optant même pour 10 ans et 10,6 ans) qu'en Europe de l'Ouest (13,4 ans en moyenne, la France étant lanterne rouge en suggérant 14,5 ans).

Alors que dans les faits, la téléphonie mobile fait massivement son entrée à l'école dès le début du collège, les parents situent le bon moment plutôt vers la fin de cette période ou le début du lycée. «L'âge recensé dans cette étude est un âge idéal pas forcément celui que l'on observe dans les faits, précise Flavien Neuvy, de l'Observatoire Cetelem. En Europe orientale, il doit y avoir une forme de rattrapage et on estime qu'il est légitime d'être équipé très tôt. À l'inverse, à l'Ouest, il peut y avoir une forme de culpabilité où l'on se dit que les enfants ont leur propre téléphone trop tôt.»

Sacrifices financiers

L'étude montre que les ménages rechignent à rogner sur la consommation de téléphone portable des enfants. «Le budget télécoms dans une famille avec deux enfants monte rapidement à 200 euros par mois, c'est l'équivalent d'un petit crédit automobile, souligne Flavien Neuvy. Cela pèse lourdement sur les classes moyennes modestes, mais plus que d'autres encore elles refusent que leurs enfants soient en rupture par rapport à leurs copains et tiennent au téléphone portable.»

Ainsi, seuls 30% des sondés pensent à l'avenir diminuer le budget consacré, pour leurs enfants, à la téléphonie mobile, alors qu'ils sont 43% à envisager de limiter le recours à des soins de confort et 38% à se dire qu'ils pourraient lever le pied sur l'équipement micro-informatique.

Au-delà des sacrifices financiers qu'implique l'équipement de toute la famille en téléphonie mobile, l'étude montre que les Européens sont 70% à se serrer la ceinture pour ne pas réduire les dépenses consacrées aux enfants. Il est primordial pour eux de leur assurer la meilleure éducation possible. Pour équilibrer leur budget, les ménages français taillent principalement dans l'habillement (39%), les loisirs/voyages (37%) et même l'alimentation (27%).

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