L'Afrique du Sud quitte la Cour pénale internationale

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 (Actualise avec confirmation, change provenance pour Pretoria) 
    PRETORIA, 21 octobre (Reuters) - L'Afrique du Sud va se 
retirer de la Cour pénale internationale (CPI), jugeant 
incompatible d'y siéger au regard de la législation 
sud-africaine qui octroie l'immunité diplomatique aux dirigeants 
en place, a annoncé vendredi son ministre de la Justice, Michael 
Masutha. 
    L'Afrique du Sud avait exprimé il y a un an l'intention de 
quitter la CPI après des critiques émises à son encontre pour ne 
pas avoir exécuté un mandat d'arrêt lancé contre le président 
soudanais, Omar Hassan al Bachir, accusé de génocide et de 
crimes de guerre, lors d'une visite de ce dernier en 2015. 
    Active depuis 2002 et composée de 124 Etats membres, la CPI, 
qui siège à La Haye, est la première juridiction jouissant d'une 
compétence internationale permanente pour juger les cas de 
génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre. 
    Plusieurs pays africains reprochent à cette instance créée 
par le traité de Rome en 1998 de concentrer essentiellement ses 
efforts sur l'Afrique. 
    Pour se retirer du traité de Rome, un pays doit en informer 
le secrétaire général de l'Onu. Son retrait prend officiellement 
effet un an plus tard. 
    Le Burundi semblait devoir être le premier pays à quitter la 
CPI après un vote en ce sens de son Parlement la semaine 
dernière. Le président burundais, Pierre Nkurunziza, a confirmé 
cette décision par décret mardi mais l'Onu n'a pas encore reçu 
la notification officielle. 
 
 (Joe Brock, avec Michelle Nichols aux Nations unies, Bertrand 
Boucey et Gilles Trequesser pour le service français) 
 
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