L'Afrique de l'Ouest ne veut plus être intoxiquée au diesel soufré

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Station d'essence à Lagos (Nigeria) en mars 2016.
Station d'essence à Lagos (Nigeria) en mars 2016.

Pour faire face à la pollution préoccupante qui sévit dans les villes, cinq pays ont drastiquement durci les normes applicables aux carburants.

L’Afrique de l’Ouest vient de franchir une étape décisive dans sa lutte contre la pollution de l’air liée au trafic routier, en particulier dans les centres urbains. Le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Togo ont décidé de proscrire les carburants à haute teneur en soufre, importés massivement dans la région. Cet engagement a été pris par les ministres de l’environnement des quatre pays à l’issue d’une réunion, le 1er décembre à Abuja, la capitale du Nigeria.

« Les carburants à faible teneur en soufre sont produits en quantité largement suffisante dans le monde pour absorber la demande des pays émergents qui se dotent de standards stricts », a estimé Jane Akumu, responsable de l’Afrique au Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), qui parrainait la réunion.

Ces mesures font suite à l’émotion suscitée par la publication, en septembre, d’un rapport de l’ONG suisse Public Eye, qui dénonçait la vente massive en Afrique de carburants toxiques par des traders pétroliers notamment installés à Genève.

Le Nigeria a ainsi pris l’option radicale de diviser par soixante, dès le 1er juillet 2017, la teneur en soufre autorisée dans le diesel, qui passera de 3 000 à 50 parties par million (ppm). Ce pays de 180 millions d’habitants constitue de loin le plus grand marché africain. Sa décision est un tournant qui va influencer toute la sous-région.

Un problème mortel De nombreuses villes d’Afrique de l’Ouest accusent des niveaux de pollution de l’air qui dépassent, pa...

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