L'AFG stigmatise les distorsions de concurrence

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(NEWSManagers.com) - Le secteur français de la gestion d'actifs va être confronté à une intensification de la concurrence d'une part de l'industrie financière " bilancielle" (banques et assureurs) et de marché (banques de financement et d'investissement ou BFI) du fait des nouvelles contraintes réglementaires pesant sur ces agents - Bâle III et Solvabilité II - et d'autre part des centres de gestion ou de domiciliation de fonds en Europe et à l'international, prévient l' Association française de la gestion financière ( AFG) dans l'éditorial de son rapport annuel, publié ce mardi.

Dès lors, pour être compétitif, le secteur français de la gestion d'actifs a besoin d'une réglementation européenne équilibrée avec une mise en oeuvre des PRIPs (packaged retail investment products) et une application des directives européennes par les différents pays " selon une stricte équité concurrentielle" .

De plus, l' AFG recommande que l'Europe réagisse avec encore plus de vigueur qu'aujourd'hui auprès des autorités américaines à l'encontre des réglementations extraterritoriales comme le Dodd-Frank Act, la Volcker Rule ou la FATCA, qui sont susceptibles d'affecter les sociétés de gestion françaises. Dès lors, l' AFG préconise que l'Europe intègre à son tour pour le compte des industries placées sous son contrôle la dimension d'arme concurrentielle que peut représenter la réglementation" .

Enfin, l'association, qui met aussi en garde contre une intensification de la concurrence, milite pour une épargne longue encouragée par une réglementation et une fiscalité incitatives. " Plus l'épargne est à long terme et investie en actions, moins sa fiscalité doit être lourde" .

Elodie Witting

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