L'afflux constant de réfugiés syriens oblige le Liban à sortir du déni

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Fuyant les combats, la barre des 100.000 ou 120.000 réfugiés devrait être dépassée avant la fin de l'année.

De notre envoyée spéciale à Baalbeck

Ayman ne pourra pas passer l'hiver entre les murs croulants de son abri de fortune - un vieux bâtiment dont le deuxième étage est effondré, avec de minces matelas pour tout confort. Mais il apprécie provisoirement la sécurité relative de Baalbeck, petite ville de l'est du Liban: chez lui, à Idleb, en Syrie, les bombardements ont détruit son quartier.

Depuis son arrivée au Liban il y a quatre mois, le jeune épicier n'a réussi à travailler que huit jours. La baisse du prix de la main-d'½uvre syrienne, à laquelle sont réservés les emplois journaliers dans le bâtiment ou l'agriculture, le condamne à la précarité, les loyers ayant grimpé en flèche à Baalbeck. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) vient tout juste d'y installer un centre d'enregistrement. Dans toutes les zones libanaises frontalières, l'arrivée des Syriens est de plus en plus massive. «Au rythme actuel, on devrait dépasser la b

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